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2019 Rétrospective en image

2019 Rétrospective en image

2019 a été une année assez riche en terme de photos et de sorties sur le terrain.

Cette année j’ai répertorié chacune de mes sorties dans un carnet de terrain. Je note mes observations mais aussi le temps passé à l’affût. J’ai donc repris mes notes et cette année je suis restée environ 330 h sur le terrain à l’affût. Cela peut sembler peu, mais les sorties sont concentrées sur les WE, les vacances et quelques sorties le soir après le boulot quand les journées sont longues en été. Ce n’est donc pas si mal et je vais essayer d’en faire encore plus l’an prochain…

J’avais envie de partager avec vous ces rencontres, au travers d’une rétrospective des moments forts de cette année 2019 en, 12 mois, 12 images et 12 histoires.

 

 Rétrospective 2019

Janvier 

Le Cotentin  est une région où il ne neige pas souvent. Et moi, la neige j’adore ça ! Je peux rester des heures à regarder tomber les flocons. J’aime le silence et aussi le bruit des pas dans la neige. Alors en janvier, je suis allée faire un stage chez Fabien Gréban dans le massif du jura. La neige est au rendez-vous, le froid aussi, ce matin là il fait environ – 12°C. Pour le jura ce n’est pas loin de là une température extrême. Mais, quand vous êtes allongés dans la neige (avec quand même un petit tapis de sol) immobile depuis plus d’une heure, le froid se fait sentir !

Nous attendons l’hermine, je ne sent plus trop mes orteils, par contre je sens très bien mes cervicales, aie aie aie…Mes doigts sont engourdis par le froid. Soudain elle apparaît. D’abord une petite tête qui sort d’un trou, pour re-disparaître aussitôt. La voici à nouveau mais dans un autre trou plus à gauche. Diantre, il faut être rapide pour suivre l’hermine.

Elle finit par prendre confiance et sort complètement. En surface elle est toujours aussi vive, heureusement de temps en temps elle se fige et hop une photo. Pour la prendre en mouvement il faudra un peu plus d’entraînement !

Hermine - Massif du Jura - 2019

Février 

Les étourneaux sont arrivés par petits groupes dès le mois de novembre. Puis ils se sont regroupés et forment des colonies de plusieurs centaines d’individus.

Malheur à ceux qui habitent à côté du dortoir. Les trottoirs, les voitures sont recouverts de fientes et l’odeur est nauséabonde ! Mais quel spectacle, chaque matin et soir des nués d’étourneaux s’élancent dans le ciel. C’est un ballet magnifique, on appelle ça les murmurations. Dans un ensemble parfait les oiseaux réalisent des chorégraphies et dessinent tantôt un champignon, un poisson ou encore un dragon qui ondule. Laissez place à votre imagination…

murmurations

Mars

Cela fait 2 ans que je veux photographier un brocard en velours. La bonne période pour ça c’est plus le mois de février car en mars, la mue commence. Mais en février il y a toujours la chasse et cela fait deux sorties que je dois renoncer car ça pétarade de tous les côtés. Alors en mars je décide d’aller voir si les chevreuils sont toujours en velours. J’en aperçois un mais il est loin et la photo n’est pas bonne. La semaine suivante je croise un autre chevreuil lui n’a plus de velours. Zut j’ai encore manqué le coche !

Mais le 26 mars alors que je n’y crois plus, je tombe sur un « retardataire », un magnifique brocard tout en velours !

Cette photo a une histoire si vous voulez la découvrir cliquez ici

brocard en velours

Avril

Voilà quelques années j’ai découvert la baie de Somme grâce au Festival de l’oiseau. Aussi à chaque printemps de profite du festival pour passer la bas une petite semaine. Et, à cette occasion j’essaye de photographier le hibou des marais. Mais, en cette année 2019 je n’ai pas vu de hiboux sur les sites habituels. Heureusement il y a beaucoup d’autres oiseaux comme par exemple ce joli traquet motteux. Allongée dans l’herbe, je l’observe. IL prendre confiance et s’approche. Les petites herbes en avant et arrière plan semblent l’envelopper comme dans du coton…

oiseaux - Traquet motteux

Mai

En mai dans les champs l’herbe est déjà haute. Dans quelques semaines se sera la période des foins. Mais pour le moment les pâtures sont bien utiles aux chevreuils. Ils y trouvent une nourriture abondante et ils y sont presque invisibles.

brocard mai 2019

Juin

En juin j’ai fait une escapade au Pays de Galles. Je suis allée rencontrer un oiseau mythique qui a presque disparu des côtes Françaises. C’est le macareux moine. Cet oiseau que  j’imaginais beaucoup plus gros, ne fait qu’une trentaine de centimètre. Son grand bec coloré et sa drôle de démarche lui ont valu le surnom de clown des mers. Celui-ci est venu s’installer à moins de 3 m de l’affût. Visiblement la pluie ne semble pas troubler sa sieste.

sous la pluie

Juillet

C’est la fin de la période des foins. Une période que j’adore, pas seulement pour l’odeur de l’herbe coupée, mais surtout parce que c’est un meilleur moment dans l’année pour observer le renard. Cette année je n’en ai pas croisé beaucoup. Mais, ce 2 juillet 2019 goupil m’a accordé un moment magique. Pendant près d’une demi-heure il a arpenté le champ. Et, à deux reprises il est passé à quelques mètres de moi…….

renard août 2019

Août

Au mois d’Août, les jeunes chevreuils de l’année commencent à sortir et s’émancipent.

Nous sommes en fin d’après midi, le champ où je suis à l’affût est entouré de bois. La lumière commence à baisser. J’ai déjà observé une chevrette et un brocard mais ils restent à distance. Puis soudain 3 jeunes bondissent dans le champ. Et là ils entament une course poursuite. Çà part dans tous les sens. Ils passent à droite, à gauche, rentrent et sortent du bois à quelques mètres de moi. Je suis juste derrière un petit filet de camouflage et une touffe de fougère, j’ai peur de me faire repérer, mais non, ils sont trop accaparés par leur jeu. J’arrive à saisir un jeune au passage, mais la lumière baisse vite et je ne peux plus figer le mouvement. Je suis restée les observer jusqu’à la tombée de la nuit…

jeune chevreuil 2019

Septembre

il y a eu plusieurs temps fort en ce mois de septembre. Normal, c’est le mois de mon anniversaire il faut bien que je sois gâtée un peu ! J’ai eu la chance de photographier le martin pêcheur (vous pouvez voir une photo dans l’article précédent ) et la bécassine des marais. Mais j’ai choisi de vous présenter une photo d’une dame faucon crécerelle que j’ai observée sur l’île de ChauseyLa crécerelle chassait les lézards dans la dune. J’étais sur la plage totalement à découvert, petit à petit elle s’est rapprochée pour venir voler juste à une dizaine de mètres.

crécerelle 2019

Octobre

19 octobre 2019, je suis à l’affût pour le martin pêcheur. Mais avec les fortes pluies le niveau de l’eau est très haut, trop haut pour le martin qui décide d’aller pêcher ailleurs. Je le vois passer comme une flèche à plusieurs reprises mais il ne s’arrête pas.

En revanche, un petit grèbe castagneux arpente la mare sans cesse depuis plus d’une heure. Il arrive à pêcher des petits poissons et des crabes mous. Le soleil commence à ce coucher et le plan d’eau se pare de belles couleurs dorées. C’est à ce moment que le castagneux vient pêcher une petite plie juste devant l’affût. Il traverse en portant fièrement son butin et part le déguster un peu plus loin.

castagneux

Novembre

Voilà près de 2 mois qu’il pleut presque tous les jours. Alors, les sorties photos sont rares et cela me manque. Donc ce samedi malgré le temps maussade je décide de rester à la drink station que j’ai construite l’an dernier. Les passereaux habituels sont au rendez-vous. C’est un ballet de mésanges, verdiers et pinsons. Un rouge gorge et 2 sitelles complètent le tableau. A 2 reprises tous les oiseaux s’envolent d’un coup, mais, ils reviennent au bout de quelques minutes. Qu’est ce qui les fait fuir comme ça ? Par la petite ouverture ma vision est restreinte. 3ème envol je ronchonne intérieurement quand soudain je vois qu’un oiseau s’est posé sur le piquet à gauche de la drink, je regarde mieux et là mon cœur s’emballe. En épervier, c’est un épervier qui vient de se poser. il pleut la lumière est faible je suis à 1250 iso et je n’ai qu’une vitesse de 1/80 éme de seconde. Dès que l’épervier bouge il est flou ! mais je réussi quand même à faire 3 – 4 photos. Il n’est resté qu’une minute, mais quelle moment magique !

Épervier d'Europe

Décembre

29, 30, 31 décembre  2019,  3 jours de beau temps! Un soleil radieux, des gelées matinales, avec un peu de brume c’est enfin l’hiver ! Ce matin je pars pour un nouveau site, les carrières de Fresville. C’est une ancienne carrière de calcaire qui a été exploitée jusqu’en 1984. Les autorités avaient prévu de la reconvertir en décharge. Mais, les riverains s’y sont opposés. Sur les conseils d’un ancien de la carrière, ils ont bloqué le site et détruit les pompes qui servaient à assécher la carrière. En une semaine les deux bassins se sont remplis d’eau et le projet de décharge a été abandonné. Des poissons ont été introduits. Cela attire les oiseaux comme le martin pêcheur et les cormorans. Un chemin de promenade permet de faire le tour du grand bassin et d’observer les oiseaux, canard, grèbes, foulque et gravelots fréquentent régulièrement le site. Au milieu de chaque bassin il y a un lampadaire. C’est un vestige de l’ancienne carrière. Mais aussi insolite que cela puisse paraître c’est devenu un perchoir pour les cormorans. Justement, un banc de brume vient d’arriver sur l’étang et donne un côté surréaliste à cette scène !

perchoir à cormoran 2019

Adieux 2019, en route vers 2020

Voilà 2019 s’achève. J’espère que cette rétrospective vous aura plu. Je vous donne rendez-vous en 2020 et je vous souhaite à tous une excellente année 2020 !

Cotentin, entre terre et mer.

Cotentin, entre terre et mer.

Cotentin, cela vous dit quelque chose? Beaucoup de personnes ont du mal à nous situer sur la carte de France et bien souvent on nous place en Bretagne. Grrr, rien de tel pour énerver un Normand ! Car, oui, le Cotentin, c’est un petit bout de Normandie. Il s’étend depuis Cherbourg au nord du département de la Manche, jusqu’aux marais de Carentan. Là les choses se précisent et je suis certaine que cela vous évoque quelque chose. En effet c’est ici que c’est déroulé le débarquement en juin 1944.

la département de la Manche - Cotentin

Mais en dehors de cet événement historique, la région est méconnue. Je dirais même qu’elle souffre de mauvaise réputation. Cherbourg est plus connue pour ses parapluies (« les parapluies de Cherbourg » film de J.Demy 1964 ) que pour ses paysages magnifiques. Alors je ne vais pas vous mentir, oui il pleut à Cherbourg mais il fait aussi très beau. Le climat y est tempéré et il n’y fait jamais trop froid ou trop chaud. On a coutume de dire qu’ici il fait beau plusieurs fois par jour ! Et cette météo tant décriée fait aussi la force du Cotentin. C’est une région pas trop touristique et donc encore pas mal préservée avec des paysages très variés.

Le Cotentin, un territoire entre terre et mer.

La mer

Le Cotentin est une presqu’île avec environ 200km de côtes, soit les 2/3 du littoral du département de la Manche. Le long de la côte on observe de hautes falaises, des petites criques mais aussi des plages et des cordons de dunes de plusieurs km de long.

Ici on photographie les tempêtes tout comme les magnifiques couchés de soleil.

Cotentin- tempête

Cotentin couché de soleil

Le littoral

C’est le territoire des oiseaux. En période migratoire ou après les tempêtes ils sont nombreux à venir se reposer ou tout simplement se nourrir sur les plages.

Dès que le mer baisse, on observe le ballet des bécasseaux. Toujours en mouvement, ils courent sans cesse devant les vagues. Comme tous les limicoles, ils cherchent la nourriture dans le sable.

Les bécasseaux  Sanderling sont infatigables !

Bécasseaux

Entre deux courses effrénées, il n’est pas rare de les observer au bain. Eh hop, une dernière envolée pour égoutter le plumage. Le bécasseau s’élance telle une danseuse étoile !

danseuse étoile -Cotentin

Les tournepierres ne sont pas en reste. Ils retournent inlassablement le moindre caillou à la recherche de petites proies. Mais ils aiment aussi fouiller dans le sable sous le varech échoué sur la grève.

tournepierre -Cotentin

Les bécasseaux violets arrivent à l’automne.

Bécasseaux violet

La fin du printemps sonne l’arrivée du gravelot à collier interrompu. Ce dernier niche à même de sol tout en haut des plages de sable gravillonneux.

GCI

Il est donc très vulnérable. Les nids sont souvent malmenés et les œufs écrasés par les promeneurs ou dévorés par des prédateurs.

Mais heureusement des couvées arrivent à terme. Malgré tout, ce petit GCI devra affronter encore bien des dangers avant d’atteindre l’âge adulte !

jeune GCI

Beaucoup d’autres oiseaux peuplent le littoral et il serait bien trop long d’en faire la liste ici. Mais, en fonction des saisons, des zones et de la topographie vous pourrez voir sans problèmes, les goélands, les mouettes, les aigrettes, les cormorans ou bien encore les fous de bassan…..

fouu de bassan

La terre

La terre, dans le Cotentin on parle du bocage. Car ici, il est encore bien présent. Le bocage est une succession de petites parcelles d’herbages ou de cultures qui sont séparées par des haies. Il y a aussi quelques zones boisées mais pas de grandes forêts. Le bocage c’est mon terrain de jeu en dehors de la période de chasse….C’est surtout le territoire des mammifères. Chevreuils, renards, lièvres ou encore écureuils font partie des mammifères bien présents dans le Cotentin.

Les chevreuils

Les chevreuils qui sont assez faciles à observer. Donc, après plusieurs séances de billebaude à la recherche des traces et des indices de présences, il n’y a plus qu’à installer un affût, se faire discret et profiter de chaque rencontre.

En hiver, le brocard (chevreuil mâle) est en velours. Les bois se reforment chaque année. C’est pourquoi au début de la pousse, ils sont recouverts de peau. Je trouve que cela donne un certain charme à ce bel animal !

chevreuil en velours

Les chevreuils sont d’un naturel curieux. Alors même s’ils détectent une présence, une forme bizarre, ils ont malgré tout tendance à s’approcher. Dans ce cas, il vaut mieux se faire très discret, éviter de déclencher, afin de les mettre en confiance et ainsi pouvoir les observer plus longtemps sans les faire fuir!

brocard

Ce brocard est passé à quelques mètres de moi sans me voir…

 

chevrette

Les hautes herbes permettent aux chevreuils de pâturer en toute tranquillité

Le renard

Le renard est un animal mal connu, qui souffre d’une mauvaise réputation. Il déchaîne les passions et les controverses. Mais moi, j’adore le renard et heureusement il est encore présent dans le Cotentin, mais pour combien de temps….

La période des foins est propice à l’observation des renards. Renard, renarde, renardeaux comment ne pas aimer cet animal?

Renard en Cotentin

Comme sur un nuage ….

 

Renarde

Une renarde au regard envoûtant.

 

Renardeau

Petit à petit il découvre et explore son territoire.

Le lièvre

Il est présent mais il n’y en pas non plus pléthore. Cependant chaque année, j’arrive en observer sur plusieurs sites.

A la croisées des chemins ou dans les champs peu importe, le lièvre file tout droit. En fait, il ne voit pas très bien ce qui se passe devant son nez. Par contre sa vision latérale est excellente !

Je rentrais bredouille d’une séance photo, quand j’ai vu ce lièvre remonter le chemin droit sur moi et s’arrêter au pied de ma voiture !

 

Le matin ou en fin de journée, c’est à ces moments que lièvre est le plus actif.

 

En mode camouflage, là il m’a repéré avant que je ne le vois !

L’écureuil roux

Il est présent dans le bocage car bon nombre de haies sont constituées de noisetiers. La nourriture y est abondante. Mais Pour l’écureuil il y a bien des dangers dans la nature et en plus des rapaces il y a la martre qui est un redoutable prédateur.

Ecureuil Normandie

écureuil en ombre chinoise

Le bocage est constitué de petites parcelles d’herbage entourées par des haies naturelles. Cet écosystème est parfait pour tous les passereaux. Donc si on prend  le temps d’observer, on découvre toutes sortes d’oiseaux. Les mésanges, les verdiers, les pinsons et les rouges gorges  sont sans doute les plus nombreux. Mais on trouve également le troglodyte mignon, la sitelle torchepot,  ou encore le roitelet.

Sitelle torchepot

la Sitelle torchepot

 

le roitelet

Le roitelet

Tous ces petits oiseaux attirent parfois aussi l’épervier d’Europe. En effet, ce dernier se nourrit exclusivement de petits oiseaux. Alors en période hivernale il a tendance à fréquenter les mangeoires…

Épervier d'Europe

Épervier d’Europe

Les marais du Cotentin

Le marais  c’est un peu la terre du milieu. C’est souvent un point de jonction entre la terre et la mer. Dans le Cotentin de nombreux marais sont situés en arrière des cordons de dunes.

Ils sont traversés par des cour d’eau mais parfois ce sont les bras de mer qui y pénètrent.

Les marais du Cotentin

L’été les prairies sont sèches et les animaux y pâturent. Mais l’hiver les terres se gorgent d’eau jusqu’à être totalement inondées. Le marais redevient alors le territoire des oiseaux et des ragondins.

Ragondin dans un marais du Cotentin

On a parfois la surprise d’observer un ragondin albinos

Les roselières servent de refuges à de nombreux oiseaux comme le héron cendré.

Héron cendré

Les mares ouvertes sur la mer sont riches en poissons et font le bonheur des grèbes ou  du martin pêcheur.

grèbe castagneux dans un marais du Cotentin

Le grèbe castagneux a pêché un jeune poisson plat

 

martin pêcheur

Sur son perchoir le martin pêcheur guette sa proie.

Le hibou des marias lui, doit trouver des zones humides mais pas inondées pour pouvoir se nourrir. Aussi lors de certains hivers particulièrement pluvieux, son territoire de chasse peut se trouver très restreint !

hibou des marais dans le Cotentin

L’été, au bord des mares on observe les libellules ou les papillons. Le chant des grenouilles accompagne les promeneurs !

grenouilles

Conclusion

Comme vous le voyez, le Cotentin est un territoire riche tant par sa faune que par ses paysages. On peut s’y promener sur les chemins de randonnées à pied, à cheval ou à vélo.

Le chemin des douaniers parcoure tout le littoral de la Hague et du Val de Saire.

Je vous invite aussi  à  découvrir le Cotentin vu du ciel au travers du livre de Jérôme Houyvet « Vol au dessus de la Presqu’île du Cotentin » 

Et vous, connaissez-vous le Cotentin?

 

 

Le macareux moine, un vrai petit clown

Le macareux moine, un vrai petit clown

Le macareux est un drôle d’oiseau. En France il a quasiment disparu. Seuls 200 couples sont encore présents en Bretagne. En 1950 il y en avait 15 000 ! Mais, la pollution, les marées noires et aussi la chasse ont décimé la population. C’est donc au Pays de Galles que nous sommes allés à sa rencontre.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire mon article précédent en cliquant ici.

Le macareux, présentation.

Le macareux est souvent surnommé le perroquet des mers ou encore le clown des mers. Son bec proéminent et son allure pataude le rendent tout de suite attachant.

macareux

Habitat et mode de vie

Le macareux est un petit oiseau pélagique (30cm pour un poids de 500g). Il passe donc la majeure partie de son temps en haute mer.

Il  se rapproche des côtes uniquement pendant la nidification. La meilleur période pour les observer est donc entre le mois d’avril et le mois de juillet.

Pendant cette période les macareux se regroupent en colonies qui peuvent compter plusieurs milliers d’individus. Le couple vit dans un terrier qu’il a creusé ou bien utilise ceux déjà présents dans les garennes.

macareux au terrier

Chaque couple pond un unique œuf. Le poussin est nourri pendant environ 6 semaines. Les adultes vont en mer pêcher de petits poissons. Leurs ailes courtes permettent de nager facilement de sous l’eau. Une fois les bébés élevés, les adultes abandonnent le nid. Les jeunes vont jeûner environ une semaine.Puis, tiraillés par la faim, ils vont finir par sauter dans la mer et se nourrir seuls.

Première rencontre avec le macareux

3 juin 2019, nous sommes arrivés depuis quelques heures. Nous n’avons qu’une hâte, aller à la rencontre du macareux moine.

Aussi, nous rangeons rapidement les bagages dans la chambre et nous partons par le 1er chemin qui longe le bâtiment. Nous ne savons pas très bien où nous allons mais heureusement deux garçons, habitués des lieux, nous guident jusqu’à un site qui se nomme « Crab bay ».

Crab Bay c’est une sorte de plateau en forme de fer à cheval en contre bas de la colline. Le chemin descend en pente raide jusqu’à un affût qui accueille 3 personnes.

Crab bay

Ici tout est bien pensé. Alors avant de descendre à l’affût, il faut signaler sa présence à l’aide des petits bâtons blanc.

3 bâtons piqués dans le sol = 3 places de libres dans l’affût.

 bâton crab bay

1 bâton couché au sol = 1 place occupée dans l’affût

Donc si les 3 bâtons sont au sol cela veut dire qu’il ne faut pas descendre jusqu’à l’affût car il il n’y a plus aucune place de libre.

Mais rassurez-vous, il y a largement assez d’espace pour rester en amont de l’observatoire et cela ne dérange absolument pas les macareux.

Nous ne le savons pas encore mais Crab bay c’est le spot de toute l’île où les macareux sont les plus familiers.

Les premières photos

Je couche deux bâtons sur sol et nous descendons jusqu’à l’affût. La pente est très raide et le sol humide, il faut faire attention à ne pas glisser!

Autour de nous il y a des macareux partout. Ils sont tout proches. Nous passons parfois à moins d’un mètre d’eux sans pour autant les perturber, c’est incroyable !

L’observatoire est spacieux et possède de très larges ouvertures sur les trois côtés. Ici il n’y a aucun problème pour passer les très gros objectifs!

Devant nous c’est la falaise qui plonge dans la mer. Et, des dizaines et des dizaines de macareux reviennent de la pêche. Ils passent à quelques mètres de l’affût. Le bruit, des battements d’ailes rapides, accompagne ce ballet aérien. Il y a tellement d’oiseaux que nous ne savons plus où donner de la tête. Nous commençons par prendre des photos des oiseaux en vol mais ils sont très rapides et l’exercice est difficile. De plus, nous somme en fin de journée, le temps est gris. Cela ne nous aide pas à figer le mouvement.

Soudain, je réalise que des macareux sont bien tranquillement posés à la sortie de leur terrier et pour certains à moins de 2m de l’observatoire. Pas du tout impressionnés par les objectifs, ils nous regardent en toute quiétude! On peut se demander alors qui observe qui !

macareux

La pluie arrive, cela ne semble pas du tout perturber les macareux. On a même l’impression qu’ils aiment ça. La lumière baisse il faut rentrer, mais nous avons encore toute la semaine pour partager le quotidien des macareux !

Macareux sous la pluie

Comment photographier les macareux?

Cette question je me la suis posée à plusieurs reprises. En effet, le macareux est un sujet qui a été abordé maintes fois et par des photographes de talent.

Le classique

Alors bien sûr, on commence tous par les classiques :

Le macareux en vol de retour de la pêche.

macareux en vol

Puis, le macareux à l’entrée du terrier avec ses poissons.

macareux à l'entrée du terrier

Ou encore le portrait.

macareux portrait

Les attitudes

Mais petit à petit on commence à étudier le sujet. C’est l’avantage de rester plusieurs jours à « travailler » sur le même thème. Car, cela permet de s’imprégner des habitudes, des comportements. Mais aussi de connaitre l’environnement et de repérer les meilleurs sites en fonctions des heures de la journée.

J’ai réussi par la suite à saisir des attitudes, avec par exemple ce macareux qui est venu vers moi comme pour m’offrir la fleur qu’il a dans le bec.

macareux avec une fleur

Celui ci qui terrasse son terrier pour le débarrasser des cailloux gênants.

Il y a également les scènes d’interaction entre les individus comme ces macareux qui se frappent mutuellement le bec au cours des parades nuptiales.

parade

Sur le site de Crab bay les macareux sont très curieux. Ils viennent observer, analyser chaque objet que nous posons au sol et cela donne des scènes cocasses comme celle du macareux photographe. Attention le petit oiseau va sortir….

le macareux photographe

Les lumières

Ensuite, on peut travailler avec les lumières.

Utiliser les flares (ces ronds de lumière blancs)

les flares de lumière

Jouer avec le contre-jour pour avoir des ombres chinoises.

atterrissage en contre jour

Ou bien essayer le clair- obscur.

clair-obscur

Un ciel nuageux adoucit la lumière et s’il se met à pleuvoir, les gouttes de pluies ajoutent un petit plus à la photo.

sous la pluie

L’environnement

L’environnement permet d’aborder le sujet sous des aspects un peu différents.

Par exemple, on peut prendre un peu de recul et reposer l’oiseau dans son environnement.

reposer le sujet dans son environnement

Une autre option consiste à changer d’objectif. Pourquoi ne pas essayer un grand angle afin d’inclure le sujet dans le paysage. D’autant que sur le site de Crab bay la proximité avec les macareux permet ce type de photo.

photo au grand angle

Le téléobjectif quant à lui, peut extraire un détail d’une scène lointaine, comme un groupe de macareux sur l’eau.

Là, j’ai aussi joué sur la lumière en surexposant pour avoir quelque chose de plus épuré et isoler le sujet.

sur exposition macareux

Enfin, il ne faut pas hésiter à utiliser la végétation pour cette fois donner un aspect abstrait et juste suggérer le sujet.

abstrait

Pensez également à changer le cadrage et opter pour le mode portrait.

macareux en mode portrait

Vous avez donc ici un panel des différents styles de photos que j’ai réalisées au cours de la semaine.

Certaines sont plus réussies que d’autres mais ce qui compte c’est d’avoir testé différentes techniques.

Scènes de vie – Prédation

En mer, le macareux n’a quasiment pas de prédateur.

Les principales causes de mortalité sont la pollution, les filets dérivants ou encore les fortes tempêtes.

Mais à terre il est plus vulnérable. Les rats peuvent faire des ravages dans les colonies en mangeant les œufs. Et les autres prédateurs sont les oiseaux de proie comme le faucon pèlerin et surtout les goélands.

Il faut cependant faire une distinction entre les goélands.

Le goéland marin

Il est plus grand et aussi plus agressif envers les macareux. Certaines attaques sont très violentes et vont jusqu’à la mise à mort.

mise à mort

J’ai même observé un goéland marin avaler en entier le macareux qu’il venait de tuer. La photo n’est pas de bonne qualité mais on peut distinguer les pattes du macareux qui sortent encore du bec du goéland. Le cou de ce dernier a doublé de volume !

avaler le macareux

Le goéland argenté

Lui est plus subtile. Ce n’est pas le macareux qui l’intéresse mais les poissons qu’il ramène au terrier pour nourrir les petits.

Le goéland argenté a donc mis en place une stratégie qui lui permet de se nourrir sans trop d’effort !

1 – Surveiller la zone de nidification des macareux.

2 – Repérer un macareux qui revient de la pêche.

retour de pêche

3 – L’attaquer quitte à l’extirper du terrier.

Attaque

4 – L’attraper par le bec, une patte ou toute partie du corps.

5 – Secouer un peu pour lui faire lâcher ses poissons.

6 – Récupérer le butin et déguster !

 

Cette semaine  a été vraiment très riche et nous a permis de faire de belles observations.

J’espère que cet article vous aura donné envie d’aller aussi à la rencontre de ce petit clown des mers si attachant !

N’hésitez pas faire des remarques et poser des questions dans les commentaires.

 

 

Skokholm, île mystérieuse

Skokholm, île mystérieuse

Skokholm, ce nom est un mystère pour beaucoup.

Quand j’ai annoncé mon voyage on me disait : « ah tu vas à Stockholm!  » Et invariablement je répondais: « mais non, je vais à Skokholm au Pays de Galles ! »

Je dois bien avouer que moi même l’an dernier, je ne savais rien de l’île de Skokholm !

Skomer la grande île toute proche est beaucoup plus, connue et beaucoup plus accessible !

C’est l’attrait pour le macareux moine qui nous a conduit jusqu’à cette île.

Skokholm, comment y aller

C’est une toute petite, île. Juste un caillou situé au sud ouest du Pays de Galles. Nous sommes donc partis de Cherbourg, pour une traversée jusqu’à Portsmouth en Angleterre. Notez qu’en fonction des disponibilités dans les ferries, il est possible d’arriver à Poole se qui réduit un peu le trajet routier.

Bien sûr il faut être vigilent car nous devons parcourir environ 400km en conduite à gauche pour rejoindre notre point de chute.

Pour arriver jusqu’à l’île, il faut ensuite prendre un petit bateau. La traversée dure environ 45 minutes. La région est balayée par des vents violents. De ce fait, la liaison jusqu’à l’île n’est jamais garantie. Il faut donc prévoir d’arriver sur site au moins 24h avant et envisager aussi un retour plus tard que prévu.

Heureusement, la ferme  située à 800m de l’embarcadère propose une formule pour le camping et le gardiennage du véhicule.

Les places de Camping sont spacieuses, il y a un bloc sanitaires et douches à disposition.

Skokholm camping West hook farm

Skokholm camping West hook farm

Attention les douches sont payantes (0.5 livres) et la durée est limitée à 4 minutes. Mais c’est largement suffisant et l’ensemble est très propre. Pour 4 personnes nous avons payé 82 livres pour 3 nuits et une semaine de parking. C’est un tarif qui défie toute concurrence quand on connait le prix des hôtels au royaume uni!

Le camping offre une vue imprenable sur la baie  mais le vent y souffle aussi très très fort !

Autour de la ferme, il est possible d’emprunter plusieurs sentiers de randonnée qui circulent le long de la côte et dans les terres. Nous avons suivi une partie du chemin du gland.

Les paysages sont magnifiques, la côte offre des falaises abruptes et de sublimes plages.

Skokholm -la côte du continent

Au cours de notre balade nous avons découvert un petit café le « Runwayskiln » qui propose des brunch, mais aussi une délicieuse bière locale aux algues et un cheesecake qui est une tuerie !

Et de retour au camping, rien de tel qu’une bonne petite glace  de Mr Terry pour se rafraichir

Skokholm le camion de glace

Skokholm, à la découverte de l’île

Embarquement

Nous devons embarquer via un minuscule ponton. Et, pour y accéder il faut emprunter un petit chemin et gravir quelques marches.Nous avons beaucoup de bagages car sur Skokholm il n’y a aucun commerce Toutefois, le gîte dispose d’une petite shop avec quelques produits comme du lait  ou des pâtes. Cela permet de ne pas trop se charger et de se dépanner si le retour sur le » continent » est retardé.Donc, en plus de nos vêtements et matériel photo, nous emportons toute notre nourriture pour la semaine.Nous avons opté pour des repas lyophilisés. Cela permet de limiter le poids. Des oeufs, du jambon, du fromage et quelques produits frais (melon, pommes) viennent agrémenter les rations.

Nous avons tous réparti dans plusieurs sac, chacun ne doit pas faire plus de 10kg. En effet, pour l’embarquement et le débarquement du bateau nous formons une chaîne et les sacs passent de main en main. Chacun doit donc être en mesure de porter les sacs sans se casser le dos!

La quantité de bagages présents me rappelle nos expéditions sur les îles Chausey !

chargement des bagages pour Skokholm

Je vous recommande vivement de suivre ces consignes et de placer vos affaires dans des sacs étanches car une partie des bagages est stockée sur le pont pendant la traversée..

Nous sommes 20 personnes à bord et nous atteignons donc la capacité d’accueil maximum sur l’île.

Arrivée à Skokholm

Nous approchons de la côte, l’île se dévoile peu à peu.

De grandes falaises de 20-30m de haut plongent dans la mer. Ici il n’y a pas de plage. Le bateau ne peut accéder que par une petite crique. Nous devons patienter pour mettre pied à terre car la marée n’est pas encore au bon niveau pour accoster. Le groupe qui quitte l’île attend sur les marches.

Skokholm - arrivée dans la crique

Nous, nous sommes à bord, impatients de débarquer. autour de nous c’est un festival. il y a des phoques partout sur les rochers, des macareux et des pingouins volent dans tous les sens !

Nous accostons puis, nous organisons la chaîne pour sortir tous les sacs . Ensuite, nous rechargeons à bord le matériel de ceux qui repartent.

Enfin, l’île est à nous ! Nous prenons le chemin qui mène au gîte de l’ancienne ferme. Un petit tracteur assure le transport de nos bagages.

Toute l’équipe de Skokholm nous accueille autour d’un thé.

Skokholm - on nous accueille avec le thé et le café

C’est l’occasion pour Richard, le patron, de nous donner toutes les consignes et règles à respecter.

Skokholm le briefing de Richard

Nous devons tendre l’oreille, Richard a un fort accent gallois et notre anglais est un peu rouillé… Mais, dans les grandes lignes tout est clair !

La ferme

La ferme gîte est vraiment bien aménagée. Même si ici les ressources sont rares, un minimum de confort est respecté.

Des panneaux solaires fournissent l’électricité , il y a 3 toilettes sèches réparties près des bâtiments, l’eau de pluie est collectée, filtrée pour être potable.

Ici pas de douche mais dans chaque chambre il y a un un lavabo et de deux lits simples.

Nous avons une chambre dans le « quartier des officiers »

Skokholm - la chambre

Skokholm -la chambre

Il y a plusieurs locaux communs :

La cuisine avec deux gazinières permet à chacun de préparer ses repas.

La cuisine - Skokholm

L’arrière cuisine où chaque chambrée dispose d’un espace sur les étagères pour stocker la nourriture.

Skokholm - l'arrière cuisine

La salle à manger avec une immense table mais aussi un bac frigo et un bac congélateur. Notez que dans le frigo il y a un panier pour chaque chambre.

Skokholm - la salle à manger

La bibliothèque sert de poste de travail pour les scientifiques mais chacun y est le bienvenue et c’est aussi le lieu où il est possible de recharger les batteries de tous les appareils multimédias ! (pensez à prendre un adaptateur pour les prises anglaises !)

la bibliothèque sur Skokhholm

Le foyer c’est la seule pièce chauffée de toute la ferme, d’ailleurs chaque nouvel arrivant doit apporter au moins une bûche compactée afin d’assurer l’alimentation du poêle  en cas de mauvais temps.

On se sent tout de suite chez soit. Un magnifique vitrail décore même la porte d’un sanitaire !

le vitrail des toilettes

Les balades et observations

Skokholm est une une petite île d’une centaine d’hectares. C’est aussi une réserve que gère la WILDLIFE TRUST of SOUTH & WEST WALES.

Skokholm la carte de l'île

L’accès y est très réglementé et pour se balader il y faut emprunter les chemins balisés.

Les pierres blanches indiquent qu’il faut suivre ce chemin.

Les pierres rouges marquent un accès interdit !

Sur la carte, chaque carré vert est un observatoire. Mais, nul besoin d’être dans un observatoire pour voir des oiseaux, ils sont partout !

Et si nous devons bien suivre les chemins c’est uniquement pour ne pas marcher sur les terriers des macareux !

En une semaine nous avons fait plusieurs fois le tour de l’île. Franchement il suffit de se poser pour en prendre plein les yeux, les paysages sont magnifiques.

Tantôt on traverse des zones herbeuses aux formes arrondies.

Tantôt on croise des pics rocheux et on longe des falaises qui plongent dans la mer et là mieux vaut ne pas avoir vertige…..

Cependant je dois avouer que j’ai quelques sites favoris sur l’île de Skokholm.

Le premier c’est Crab bay. Comment pourrait-on ne pas aimer ce lieu.  C’est le paradis des macareux. Ici ils sont bien plus familiers que partout ailleurs sur l’île.

Certains n’hésitent pas à venir vous voir très près et même vous tirer le bas du pantalon !

Skokholm macareux moine

Le second c’est the neck Là il y a encore beaucoup de macareux mais c’est aussi un bon spot pour observer les pingouins torda.

Skokholm pingouin torda

Ou encore les guillemots de Troïl

Skokholm Guillemot de troïl

Skokholm Guillemot de troïl

Le troisième c’est Howard ‘s end  c’est un endroit fabuleux lorsque le vent souffle fort. Les pingouins Torda y ont alors une activité très intense.

La mer est déchaînée et les vagues se fracassent sur les falaises.

skokholm tempête

Le fulmar boréal en profite pour jouer dans le vent.

Skokholm fulmar boréal

Mais il ne faut pas hésiter à se promener partout sur l’île car il y a beaucoup d’autres oiseaux comme ce crave à bec rouge

skokholm crave à bec rouge

Ou encore les juvéniles de goéland

Skokholm goéland juvénile

Et ceux de l’huîtrier pie

Skokholm huîtrier pie

Sur skokholm il y a également quelques mammifères comme les phoques bien sûr.

Skokholm phoque

Skokholm phoque

Mais il y a aussi de drôles de lapins

Autres activités

Régulièrement Richard ou les bénévoles proposent des activités à faire en groupe.

Il y a la visite guidée de l’île, avec observations des oiseaux et visite du phare.

Skokholm visite de l'île

Ou encore une animation sur les papillons de nuits. Là c’est Ishbel qui gère l’atelier, elle vient d’obtenir un  diplôme dans de domaine.

Richard nous a aussi emmené la nuit observer les océanites tempêtes grâce à une caméra infra rouge.

Il y avait également un atelier dessin pour apprendre à dessiner les macareux.

La dernière activité à ne surtout pas manquer c’est le débriefing qui a lieu chaque soir au foyer.

skokholm le débriefing

Chacun transmet ses informations sur les observations de la journée. C’est un moment de partage. Au début nous avons eu beaucoup de mal à suivre car nous ne connaissons pas le nom des oiseaux en anglais, alors je ne vous dit pas le soir où Richard a fait le débriefing en Gallois ! Heureusement Jenny parle assez bien le français et elle nous a beaucoup aidé.

Nick est un chercheur qui travaille sur enregistrement des chants des oiseaux. Il tente de démontrer que chaque individu a des variations de chant qui lui sont propre et que les oiseaux échangent des informations par le chant. il nous a fait écouter certains de ses enregistrements, c’était très instructif !

Skokholm Nick

Nous avons passé d’excellents moments et piqué de grands fou rires!

Conclusion

Cette semaine était riche en tout point. Nous avons rencontré un groupe génial.Tout le monde était vraiment très sympathique.

Merci à Richard, Gisèle, Jenny, Nick et Ishbel pour votre accueil.

 

Skokholm Richard

Richard

 Jenny - Ishbel - Gisele

Jenny – Ishbel – Gisele

 

Merci à tous les autres membres du groupe ( Ian, Chris,Barbara, Mary , Jeremy….) et une mention spéciale à Kath pour, le délicieux rice pudding, sa bonne humeur et son rire communicatif !

Thank you all, you are great

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As promised, here’s the crème brûlée recipe (for 5-6 people)

skokholm crème brûlée

Ingredients :

50 cl whole liquid cream
100 g of sugar
6 egg yolks
6 tbsp brown sugar
1 vanilla bean
ramekins and cooking torch…

Cut the vanilla bean in half to extract the seeds
Heat cream over low heat with pods and let steep
Beat vigorously the yolks and sugar + vanilla seeds to obtain a sparkling mixture
Gradually pour the warm and filtered cream over the yellow/sugar mixture, mixing continuously
Preheat oven to 160°C
Place the cream in the ramekins, and cook in a bain marie 30 to 35 minutes, the cream should shake like a flan
Get out of the oven, put the creams in the fridge 4 hours minimum
Pour a layer of sugar on top and allow to caramelize with your torch.
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Je pourrai vous parler encore de ce séjour pendant des heures.

Alors si vous avez des questions n’hésitez pas à me mettre un message dans les commentaires ou utilisez le formulaire de contact.

Dans deux semaine je publierai un nouvel article exclusivement dédié aux macareux .

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Les oiseaux du marais d’Ault

Les oiseaux du marais d’Ault

Les oiseaux du marais d’Ault sont assez nombreux.

Dans le marais, il y a différents biotopes. On y trouve des mares, des zones dunaires et praires, des roselières ou encore des landes avec ajoncs.

Et, chacun de ces espaces est un lieu privilégié pour différentes espèces d’oiseaux.

Les oiseaux des roselières

Les roseaux, c’est l’endroit rêvé pour se cacher. Les oiseaux l’ont bien compris ! Il n’est donc pas nécessaire de faire beaucoup de chemin pour en observer.

Dans les roseaux, l’Homme circule très difficilement. Alors, c’est dans cette zone de quiétude que les oiseaux font leur nid. Là, ils sont aussi plus à l’abri des autres prédateurs et disposent de toute la nourriture nécessaire.

N’allez pas croire que seuls les petits passereaux fréquentent les roselières. Car même si c’est le lieu idéal pour voir le bruant des roseaux ou le phragmite des joncs, c’est aussi là que j’ai vu le butor étoilé ou encore le busard des roseaux.

Le Phragmite monte le long des roseaux dès les premiers rayons du soleil.

Oiseaux - Phragmite des joncs

En période de reproduction, les parades s’enchaînent et donnent lieu à des envolées au dessus des roseaux.

Oiseau - phragmite en, vol

Le Bruant des roseaux est lui aussi très présent. Il est cependant un peu plus discret que le phragmite.

OIseaux - bruant des roseaux

La Gorge bleue est un passereau qui est plus facile à observer pendant la saison des amours. Car son chant caractéristique facilite grandement son repérage. La Gorge bleue fréquente les roselières mais aime aussi les buissons qui se trouvent en bordure. Il n’est donc pas rare de la voir perchée tout en haut d’un arbuste.

oideaux- gorge bleue

Le Busard des roseaux est le maître des lieux. Il utilise les roseaux pour construire son nid. Mais c’est surtout un des prédateurs pour les autres oiseaux des roselières. Cependant, la grande envergure du busard est un handicap pour se faufiler au cœur des roseaux. Aussi préfère t-il guetter les jeunes imprudents qui s’aventurent dans les zones ouvertes.

L’anecdote du butor étoilé 

Le Butor étoilé pour ceux qui s’intéressent aux roselières c’est comme un mythe. On s’en approche on l’entend parfois mais on le voit rarement.

En effet il est tellement mimétique qu’il est difficile à trouver. Mais sur ce site il est présent, je le sais. Car, l’an dernier un Butor est sorti  des roseaux à quelques mètres d’un ami photographe. Mais ce dernier surpris, n’a malheureusement pas réussi à le prendre en photo.

Ce jour, nous sommes 3 photographes. Après le repas nous partons chacun de notre côté.

Régis s’installe en bordure de la roselière et moi je vais plus loin sur les mares. Le soleil cogne fort et au bout d’ 1h30 je décide de retourner à la voiture récupérer ma bouteille d’eau. J’arrive non loin de l’endroit où Régis est installé. Pour ne pas le déranger, je vérifie au téléobjectif avant d’avancer s’il est en pleine séance photo. En fait, avec la chaleur et après le repas, Régis est plutôt en train d’émerger d’une bonne petite sieste ! Je vais donc pouvoir aller le rejoindre et le charrier un peu. J’avance et là le Butor décolle sur ma droite, je cris « Oh ! le Butor ! » (Façon De Funès, enfin ça c’est Régis qui le dis !) Régis encore à moitié endormi répond « le Busard? » Moi, « mais non, le Butor!, Régis tu dormais à côté du Butor ! » Bref notre ami le Butor, lui n’a pas attendu, il vole au dessus des roseaux pour aller se poser dans la roselière d’à côté!

Le Butor devait être en bordure des roseaux, je ne l’avais pas repéré mais lui oui. Ce n’est pas encore cette fois que j’aurai une photo, mais je l’ai vu. C’est certain l’an prochain, nous serons plus attentif si nous retournons sur ce secteur !

Les oiseaux sur les mares

C’est sans doute l’endroit où la diversité d’oiseaux est la plus grande.

On y trouve des échassiers comme le Héron cendré, les Aigrettes ou encore l’Echasse blanche.

oiseaux - Echasse blanche

On y trouve aussi toute sortes de limicoles comme le Chevalier gambette

oiseaux - Chevalier gambette

Le Chevalier guignette

Chevalier guignette

Le Courlis corlieu

oiseaux- courlis corlieu

Mais d’autres oiseaux occupent aussi l’espace :

La Sarcelle d’été

Sarcelle d'été

La Sterne caugek

oiseau - sterne caugek

Le Vanneau huppé reconnaissable à son cri métallique, profite des mares pour prendre son bain.

Oiseaux - vanneau huppé

Les cygnes sont également très présents, les îlots ou les rives des mares sont propices pour y faire les nids.

oiseaux -cygne tuberculé

Parfois un Cygne noir (espèce introduite) est  de passage.

oiseaux - cygne noir

Les oiseaux des buissons

Au milieu des ajoncs, des genêts, des épines et des ronces se cache une multitude d’oiseaux.

Au printemps c’est le début de la  nidification. Alors, l’activité est intense. C’est un va et vient perpétuel.

L’accenteur donne la voix du haut de son arbuste.

oiseaux- accenteur mouché

Dame Tarier pâtre sur une ronce guette les insectes.

OIseaux -Taier pâtre femelle

La fauvette grisette n’est pas en reste.

Oiseaux - Fauvette grisette

La linotte mélodieuse passe la majorité de son temps au sol pour se nourrir. De couleur assez terne, c’est un oiseau qu’on ne remarque pas. Mais, en période de reproduction le front et la poitrine du mâle se parent d’un beau rouge vif qui s’intensifie au fil de la saison. Ce qui rend l’oiseau beaucoup plus visible.

oiseaux - linotte mélodieuse

Le coucou gris est un parasite. Il profite des nids construits par les autres oiseaux et vient y déposer ses œufs. Il repère un nid avec une ponte récente, retire un des œufs présent et y dépose le sien à la place. Ainsi il laisse aux autres parents le soin d’élever ses petits ! A sa naissance, le jeune coucou éjecte du nid les autres oeufs ou oisillons.

Pour les parents adoptifs, souvent beaucoup plus petits, nourrir un tel jeune demande un travail considérable !

OIseaux- coucou gris

Les Oiseaux des zones sableuses

Ici les oiseaux se partagent le territoire avec les nombreux lapins présents dans le hâble.

Le plus courant c’est le traquet motteux. L’oiseau de prime abord est plutôt farouche. Mais si on s’allonge au sol, sans bouger, c’est lui qui finit par s’approcher.

oiseaux - Traquet motteux

Le Pipit, ou encore l’Alouette sont aussi présents.

Alouette des champs

 

Il serait bien trop long de vous faire un compte rendu exhaustif des espèces rencontrées. Car, j’en ai comptabilisé 63  et je suis loin d’être une spécialiste en la matière.

Le hâble d’Ault, n’est pas une exception. Tous les marais sont des zones d’une grande richesse.Alors si vous avez un marais près de chez-vous, n’hésitez pas à aller y faire un tour. Car vous y ferez de belles rencontres !

Si vous voulez lire les autres articles que j’ai écrits sur la baie de Somme c’est ici ou encore

Album  gamme pro chez SAAL DIGITAL

Album gamme pro chez SAAL DIGITAL

Il y a quelques semaines le site SAAL digital faisait la promotion pour sa toute nouvelle gamme pro appelée « Professionnal line »

J’ai déjà testé plusieurs produits de cette marque, vous pouvez retrouver ces tests ici  et

Suite à une publicité de l’éditeur j’ai posé ma candidature et  j’ai rapidement obtenu un bon d’achat d’une valeur de 60€ afin d’évaluer cette nouvelle gamme pro.

Album photo gamme pro

Critères de choix

1- Format et pages

L’album photo dans sa gamme pro se démarque par plusieurs critères.

Il n’y a pas de logo de l’éditeur ni de code barre sur le produit.

De nombreuses options pour la couverture sont proposées, simili cuir avec couleur et textures variées ou plus original une couverture acrylique. Mais l’originalité se paye et il faudra ajouter 5€ au prix de base du produit qui frôle les 60€. (59.95€)

60€ c’est donc le tarif de base pour un album photo en format  carré 21cm X 21cm avec 26 pages.

Personnellement je trouve ce format un peu petit. Bien sûr, on peut choisir un format 30X30 mais là encore le prix augmente considérablement et vous coutera 84.95€ avec 26 pages. De même si vous optez pour le format 30X40 (qui est le format que j’utilise habituellement) le prix s’envole à 134.95€ les 26 pages !

Là je dois dire que je tousse un peu! Je choisi donc de rester dans le format carré 21X21 mais de doubler le nombre de page pour passer de  26 à 52. Le coût théorique de l’album choisi est donc de 75.55€, avec couverture en simili cuir.

2 – Le papier

Un critère important pour faire imprimer un album c’est la qualité du papier.

Là les informations ne sont pas satisfaisantes. Il y a certes le choix entre 4 types de papier, papier photo mat ou brillant ou encore papier d’impression. J’aurai aimé en savoir plus sur la qualité du papier, connaître le grammage etc.

Sans ces informations j’ai fait un choix par défaut sur du papier d’impression mat.

La création de l’album pro

Il faut juste télécharger un petit module et ensuite toute la création se fait en ligne.

Il est possible d’utiliser la mise en page automatique ou de tout faire en manuelle et d’ajuster sa mise en page en fonction du format des photos sélectionnées.

L’outil de création est très ergonomique. Je n’ai rencontré aucune difficulté, c’est un bon point.

La commande

Une fois l’album terminé, il n’y a plus qu’à le glisser dans le panier de commande. Là, une ultime vérification est lancée via le logiciel.

Si des défauts de calage de texte ou d’images sont repérés, le panier ne peut pas être validé et chaque erreur est identifiée clairement.

Il faudra donc les corriger avant de valider la commande. Là aussi c’est un bon point.

Pour accompagner l’album, le site propose en option un beau coffret au prix de 40€ … Je sais que nous somme sur une gamme pro mais là aussi je trouve le surcoût vraiment important. Je ne vais donc pas prendre cette option.

La commande est lancée. Frais de port compris, le prix de cet album est de 80.5€. Mais, avec mon bon de réduction de 60€ le prix redescend à 20.5€.

La livraison

J’ai passé commande le 3 mai, la livraison est annoncée pour le 13 mai. Soit, 10 jours après la commande. Ce n’est pas si long que ça car, dans ces 10 jours il y a 2 WE et 1 jour férié. Donc au final le délai réel est de 5 jours ouvrés !

Finalement le colis est arrivé le 10 mai donc plus tôt que prévu !

L’emballage est soigné. L’album est dans une pochette en mousse avec des cartons de protections à chaque coin. Le tout est dans une pochette carton bien épaisse.

emballage de l'album gamme pro

La qualité de l’album gamme pro

Une fois le produit déballé, l’album gamme pro se dévoile.

Album gamme pro la couverture

Finalement le format fait moins petit que ce que j’ imaginais et l ‘album se manipule bien. La couverture est conforme à ce que j’attendais et sa texture est agréable au toucher;

Ouverture du produit et  déception, il n’y a pas de page de garde. La première page est collée directement sur l ‘intérieur de la couverture !

gamme pro pas de page de garde

J’avais déjà soulevé ce défaut lors du test sur l’album standard et  j’avais espéré que sur la gamme pro il serait résolu. Mais il n’en est rien c’est décevant.

Notez comme la sur-épaisseur (replis de la couverture) est bien visible et cela choque encore plus quand c’est une photo qui est imprimée.

C’est le cas pour  mon album la dernière page elle aussi est  collée sur la couverture !

gamme pro pas de page de garde

Le papier choisi par défaut est assez épais, mais je suis toujours incapable de vous donner le grammage ou autres précisions.

Les couleurs sont assez fidèles mais sur certaines photos j’ai du mal à retrouver le piqué de la photo d’origine.

Photos que j’ai déjà tiré par ailleurs et en plus grand format et dont je suis certaine de la qualité. Mais d’autres photos ont elles un très bon rendu.

Cela enlève de l’homogénéité à l’album.

Pour un album de gamme pro j’espérais un peu mieux.

Le point positif c’est l’ouverture à plat qui permet de mettre une photo étalée sur 2 pages.

gamme pro ouverture à plat

En conclusion

Le prix de cet album  de gamme pro est de 75.55€.

Franchement je suis un peu déçue et je trouve que le rapport qualité/prix n’est pas au rendez-vous.

Car à ce tarif là, on peut s’offrir un très beau livre en librairie. Alors même si là c’est un tirage unique, je trouve le prix trop élevé !

J’ai déjà fait des albums chez un autre éditeur. Je profite des promotions à 50% pour éditer des albums en format A3 (30X40).

J’ai en général un papier qualité photo en 300g et une cinquantaine de page, le prix me revient à 54€.

Et là je me retrouve en terme de qualité / prix et format.

Voici la comparatif entre ces deux albums, notez que sur le premier la première page n’est pas collée à la couverture !

comparatif gamme pro

Autant je vous recommande les tirages Didon chez Saal digital autant là pour l’album gamme pro, je dirai passez votre chemin ou choisissez la gamme en dessous.

J’espère que les tests des différents internautes vont permettre au produit d’évoluer dans le bon sens… et par pitié Saal digital,  ajoutez une page de garde !!

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