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Le macareux moine, un vrai petit clown

Le macareux moine, un vrai petit clown

Le macareux est un drôle d’oiseau. En France il a quasiment disparu. Seuls 200 couples sont encore présents en Bretagne. En 1950 il y en avait 15 000 ! Mais, la pollution, les marées noires et aussi la chasse ont décimé la population. C’est donc au Pays de Galles que nous sommes allés à sa rencontre.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire mon article précédent en cliquant ici.

Le macareux, présentation.

Le macareux est souvent surnommé le perroquet des mers ou encore le clown des mers. Son bec proéminent et son allure pataude le rendent tout de suite attachant.

macareux

Habitat et mode de vie

Le macareux est un petit oiseau pélagique (30cm pour un poids de 500g). Il passe donc la majeure partie de son temps en haute mer.

Il  se rapproche des côtes uniquement pendant la nidification. La meilleur période pour les observer est donc entre le mois d’avril et le mois de juillet.

Pendant cette période les macareux se regroupent en colonies qui peuvent compter plusieurs milliers d’individus. Le couple vit dans un terrier qu’il a creusé ou bien utilise ceux déjà présents dans les garennes.

macareux au terrier

Chaque couple pond un unique œuf. Le poussin est nourri pendant environ 6 semaines. Les adultes vont en mer pêcher de petits poissons. Leurs ailes courtes permettent de nager facilement de sous l’eau. Une fois les bébés élevés, les adultes abandonnent le nid. Les jeunes vont jeûner environ une semaine.Puis, tiraillés par la faim, ils vont finir par sauter dans la mer et se nourrir seuls.

Première rencontre avec le macareux

3 juin 2019, nous sommes arrivés depuis quelques heures. Nous n’avons qu’une hâte, aller à la rencontre du macareux moine.

Aussi, nous rangeons rapidement les bagages dans la chambre et nous partons par le 1er chemin qui longe le bâtiment. Nous ne savons pas très bien où nous allons mais heureusement deux garçons, habitués des lieux, nous guident jusqu’à un site qui se nomme « Crab bay ».

Crab Bay c’est une sorte de plateau en forme de fer à cheval en contre bas de la colline. Le chemin descend en pente raide jusqu’à un affût qui accueille 3 personnes.

Crab bay

Ici tout est bien pensé. Alors avant de descendre à l’affût, il faut signaler sa présence à l’aide des petits bâtons blanc.

3 bâtons piqués dans le sol = 3 places de libres dans l’affût.

 bâton crab bay

1 bâton couché au sol = 1 place occupée dans l’affût

Donc si les 3 bâtons sont au sol cela veut dire qu’il ne faut pas descendre jusqu’à l’affût car il il n’y a plus aucune place de libre.

Mais rassurez-vous, il y a largement assez d’espace pour rester en amont de l’observatoire et cela ne dérange absolument pas les macareux.

Nous ne le savons pas encore mais Crab bay c’est le spot de toute l’île où les macareux sont les plus familiers.

Les premières photos

Je couche deux bâtons sur sol et nous descendons jusqu’à l’affût. La pente est très raide et le sol humide, il faut faire attention à ne pas glisser!

Autour de nous il y a des macareux partout. Ils sont tout proches. Nous passons parfois à moins d’un mètre d’eux sans pour autant les perturber, c’est incroyable !

L’observatoire est spacieux et possède de très larges ouvertures sur les trois côtés. Ici il n’y a aucun problème pour passer les très gros objectifs!

Devant nous c’est la falaise qui plonge dans la mer. Et, des dizaines et des dizaines de macareux reviennent de la pêche. Ils passent à quelques mètres de l’affût. Le bruit, des battements d’ailes rapides, accompagne ce ballet aérien. Il y a tellement d’oiseaux que nous ne savons plus où donner de la tête. Nous commençons par prendre des photos des oiseaux en vol mais ils sont très rapides et l’exercice est difficile. De plus, nous somme en fin de journée, le temps est gris. Cela ne nous aide pas à figer le mouvement.

Soudain, je réalise que des macareux sont bien tranquillement posés à la sortie de leur terrier et pour certains à moins de 2m de l’observatoire. Pas du tout impressionnés par les objectifs, ils nous regardent en toute quiétude! On peut se demander alors qui observe qui !

macareux

La pluie arrive, cela ne semble pas du tout perturber les macareux. On a même l’impression qu’ils aiment ça. La lumière baisse il faut rentrer, mais nous avons encore toute la semaine pour partager le quotidien des macareux !

Macareux sous la pluie

Comment photographier les macareux?

Cette question je me la suis posée à plusieurs reprises. En effet, le macareux est un sujet qui a été abordé maintes fois et par des photographes de talent.

Le classique

Alors bien sûr, on commence tous par les classiques :

Le macareux en vol de retour de la pêche.

macareux en vol

Puis, le macareux à l’entrée du terrier avec ses poissons.

macareux à l'entrée du terrier

Ou encore le portrait.

macareux portrait

Les attitudes

Mais petit à petit on commence à étudier le sujet. C’est l’avantage de rester plusieurs jours à « travailler » sur le même thème. Car, cela permet de s’imprégner des habitudes, des comportements. Mais aussi de connaitre l’environnement et de repérer les meilleurs sites en fonctions des heures de la journée.

J’ai réussi par la suite à saisir des attitudes, avec par exemple ce macareux qui est venu vers moi comme pour m’offrir la fleur qu’il a dans le bec.

macareux avec une fleur

Celui ci qui terrasse son terrier pour le débarrasser des cailloux gênants.

Il y a également les scènes d’interaction entre les individus comme ces macareux qui se frappent mutuellement le bec au cours des parades nuptiales.

parade

Sur le site de Crab bay les macareux sont très curieux. Ils viennent observer, analyser chaque objet que nous posons au sol et cela donne des scènes cocasses comme celle du macareux photographe. Attention le petit oiseau va sortir….

le macareux photographe

Les lumières

Ensuite, on peut travailler avec les lumières.

Utiliser les flares (ces ronds de lumière blancs)

les flares de lumière

Jouer avec le contre-jour pour avoir des ombres chinoises.

atterrissage en contre jour

Ou bien essayer le clair- obscur.

clair-obscur

Un ciel nuageux adoucit la lumière et s’il se met à pleuvoir, les gouttes de pluies ajoutent un petit plus à la photo.

sous la pluie

L’environnement

L’environnement permet d’aborder le sujet sous des aspects un peu différents.

Par exemple, on peut prendre un peu de recul et reposer l’oiseau dans son environnement.

reposer le sujet dans son environnement

Une autre option consiste à changer d’objectif. Pourquoi ne pas essayer un grand angle afin d’inclure le sujet dans le paysage. D’autant que sur le site de Crab bay la proximité avec les macareux permet ce type de photo.

photo au grand angle

Le téléobjectif quant à lui, peut extraire un détail d’une scène lointaine, comme un groupe de macareux sur l’eau.

Là, j’ai aussi joué sur la lumière en surexposant pour avoir quelque chose de plus épuré et isoler le sujet.

sur exposition macareux

Enfin, il ne faut pas hésiter à utiliser la végétation pour cette fois donner un aspect abstrait et juste suggérer le sujet.

abstrait

Pensez également à changer le cadrage et opter pour le mode portrait.

macareux en mode portrait

Vous avez donc ici un panel des différents styles de photos que j’ai réalisées au cours de la semaine.

Certaines sont plus réussies que d’autres mais ce qui compte c’est d’avoir testé différentes techniques.

Scènes de vie – Prédation

En mer, le macareux n’a quasiment pas de prédateur.

Les principales causes de mortalité sont la pollution, les filets dérivants ou encore les fortes tempêtes.

Mais à terre il est plus vulnérable. Les rats peuvent faire des ravages dans les colonies en mangeant les œufs. Et les autres prédateurs sont les oiseaux de proie comme le faucon pèlerin et surtout les goélands.

Il faut cependant faire une distinction entre les goélands.

Le goéland marin

Il est plus grand et aussi plus agressif envers les macareux. Certaines attaques sont très violentes et vont jusqu’à la mise à mort.

mise à mort

J’ai même observé un goéland marin avaler en entier le macareux qu’il venait de tuer. La photo n’est pas de bonne qualité mais on peut distinguer les pattes du macareux qui sortent encore du bec du goéland. Le cou de ce dernier a doublé de volume !

avaler le macareux

Le goéland argenté

Lui est plus subtile. Ce n’est pas le macareux qui l’intéresse mais les poissons qu’il ramène au terrier pour nourrir les petits.

Le goéland argenté a donc mis en place une stratégie qui lui permet de se nourrir sans trop d’effort !

1 – Surveiller la zone de nidification des macareux.

2 – Repérer un macareux qui revient de la pêche.

retour de pêche

3 – L’attaquer quitte à l’extirper du terrier.

Attaque

4 – L’attraper par le bec, une patte ou toute partie du corps.

5 – Secouer un peu pour lui faire lâcher ses poissons.

6 – Récupérer le butin et déguster !

 

Cette semaine  a été vraiment très riche et nous a permis de faire de belles observations.

J’espère que cet article vous aura donné envie d’aller aussi à la rencontre de ce petit clown des mers si attachant !

N’hésitez pas faire des remarques et poser des questions dans les commentaires.

 

 

Skokholm, île mystérieuse

Skokholm, île mystérieuse

Skokholm, ce nom est un mystère pour beaucoup.

Quand j’ai annoncé mon voyage on me disait : « ah tu vas à Stockholm!  » Et invariablement je répondais: « mais non, je vais à Skokholm au Pays de Galles ! »

Je dois bien avouer que moi même l’an dernier, je ne savais rien de l’île de Skokholm !

Skomer la grande île toute proche est beaucoup plus, connue et beaucoup plus accessible !

C’est l’attrait pour le macareux moine qui nous a conduit jusqu’à cette île.

Skokholm, comment y aller

C’est une toute petite, île. Juste un caillou situé au sud ouest du Pays de Galles. Nous sommes donc partis de Cherbourg, pour une traversée jusqu’à Portsmouth en Angleterre. Notez qu’en fonction des disponibilités dans les ferries, il est possible d’arriver à Poole se qui réduit un peu le trajet routier.

Bien sûr il faut être vigilent car nous devons parcourir environ 400km en conduite à gauche pour rejoindre notre point de chute.

Pour arriver jusqu’à l’île, il faut ensuite prendre un petit bateau. La traversée dure environ 45 minutes. La région est balayée par des vents violents. De ce fait, la liaison jusqu’à l’île n’est jamais garantie. Il faut donc prévoir d’arriver sur site au moins 24h avant et envisager aussi un retour plus tard que prévu.

Heureusement, la ferme  située à 800m de l’embarcadère propose une formule pour le camping et le gardiennage du véhicule.

Les places de Camping sont spacieuses, il y a un bloc sanitaires et douches à disposition.

Skokholm camping West hook farm

Skokholm camping West hook farm

Attention les douches sont payantes (0.5 livres) et la durée est limitée à 4 minutes. Mais c’est largement suffisant et l’ensemble est très propre. Pour 4 personnes nous avons payé 82 livres pour 3 nuits et une semaine de parking. C’est un tarif qui défie toute concurrence quand on connait le prix des hôtels au royaume uni!

Le camping offre une vue imprenable sur la baie  mais le vent y souffle aussi très très fort !

Autour de la ferme, il est possible d’emprunter plusieurs sentiers de randonnée qui circulent le long de la côte et dans les terres. Nous avons suivi une partie du chemin du gland.

Les paysages sont magnifiques, la côte offre des falaises abruptes et de sublimes plages.

Skokholm -la côte du continent

Au cours de notre balade nous avons découvert un petit café le « Runwayskiln » qui propose des brunch, mais aussi une délicieuse bière locale aux algues et un cheesecake qui est une tuerie !

Et de retour au camping, rien de tel qu’une bonne petite glace  de Mr Terry pour se rafraichir

Skokholm le camion de glace

Skokholm, à la découverte de l’île

Embarquement

Nous devons embarquer via un minuscule ponton. Et, pour y accéder il faut emprunter un petit chemin et gravir quelques marches.Nous avons beaucoup de bagages car sur Skokholm il n’y a aucun commerce Toutefois, le gîte dispose d’une petite shop avec quelques produits comme du lait  ou des pâtes. Cela permet de ne pas trop se charger et de se dépanner si le retour sur le » continent » est retardé.Donc, en plus de nos vêtements et matériel photo, nous emportons toute notre nourriture pour la semaine.Nous avons opté pour des repas lyophilisés. Cela permet de limiter le poids. Des oeufs, du jambon, du fromage et quelques produits frais (melon, pommes) viennent agrémenter les rations.

Nous avons tous réparti dans plusieurs sac, chacun ne doit pas faire plus de 10kg. En effet, pour l’embarquement et le débarquement du bateau nous formons une chaîne et les sacs passent de main en main. Chacun doit donc être en mesure de porter les sacs sans se casser le dos!

La quantité de bagages présents me rappelle nos expéditions sur les îles Chausey !

chargement des bagages pour Skokholm

Je vous recommande vivement de suivre ces consignes et de placer vos affaires dans des sacs étanches car une partie des bagages est stockée sur le pont pendant la traversée..

Nous sommes 20 personnes à bord et nous atteignons donc la capacité d’accueil maximum sur l’île.

Arrivée à Skokholm

Nous approchons de la côte, l’île se dévoile peu à peu.

De grandes falaises de 20-30m de haut plongent dans la mer. Ici il n’y a pas de plage. Le bateau ne peut accéder que par une petite crique. Nous devons patienter pour mettre pied à terre car la marée n’est pas encore au bon niveau pour accoster. Le groupe qui quitte l’île attend sur les marches.

Skokholm - arrivée dans la crique

Nous, nous sommes à bord, impatients de débarquer. autour de nous c’est un festival. il y a des phoques partout sur les rochers, des macareux et des pingouins volent dans tous les sens !

Nous accostons puis, nous organisons la chaîne pour sortir tous les sacs . Ensuite, nous rechargeons à bord le matériel de ceux qui repartent.

Enfin, l’île est à nous ! Nous prenons le chemin qui mène au gîte de l’ancienne ferme. Un petit tracteur assure le transport de nos bagages.

Toute l’équipe de Skokholm nous accueille autour d’un thé.

Skokholm - on nous accueille avec le thé et le café

C’est l’occasion pour Richard, le patron, de nous donner toutes les consignes et règles à respecter.

Skokholm le briefing de Richard

Nous devons tendre l’oreille, Richard a un fort accent gallois et notre anglais est un peu rouillé… Mais, dans les grandes lignes tout est clair !

La ferme

La ferme gîte est vraiment bien aménagée. Même si ici les ressources sont rares, un minimum de confort est respecté.

Des panneaux solaires fournissent l’électricité , il y a 3 toilettes sèches réparties près des bâtiments, l’eau de pluie est collectée, filtrée pour être potable.

Ici pas de douche mais dans chaque chambre il y a un un lavabo et de deux lits simples.

Nous avons une chambre dans le « quartier des officiers »

Skokholm - la chambre

Skokholm -la chambre

Il y a plusieurs locaux communs :

La cuisine avec deux gazinières permet à chacun de préparer ses repas.

La cuisine - Skokholm

L’arrière cuisine où chaque chambrée dispose d’un espace sur les étagères pour stocker la nourriture.

Skokholm - l'arrière cuisine

La salle à manger avec une immense table mais aussi un bac frigo et un bac congélateur. Notez que dans le frigo il y a un panier pour chaque chambre.

Skokholm - la salle à manger

La bibliothèque sert de poste de travail pour les scientifiques mais chacun y est le bienvenue et c’est aussi le lieu où il est possible de recharger les batteries de tous les appareils multimédias ! (pensez à prendre un adaptateur pour les prises anglaises !)

la bibliothèque sur Skokhholm

Le foyer c’est la seule pièce chauffée de toute la ferme, d’ailleurs chaque nouvel arrivant doit apporter au moins une bûche compactée afin d’assurer l’alimentation du poêle  en cas de mauvais temps.

On se sent tout de suite chez soit. Un magnifique vitrail décore même la porte d’un sanitaire !

le vitrail des toilettes

Les balades et observations

Skokholm est une une petite île d’une centaine d’hectares. C’est aussi une réserve que gère la WILDLIFE TRUST of SOUTH & WEST WALES.

Skokholm la carte de l'île

L’accès y est très réglementé et pour se balader il y faut emprunter les chemins balisés.

Les pierres blanches indiquent qu’il faut suivre ce chemin.

Les pierres rouges marquent un accès interdit !

Sur la carte, chaque carré vert est un observatoire. Mais, nul besoin d’être dans un observatoire pour voir des oiseaux, ils sont partout !

Et si nous devons bien suivre les chemins c’est uniquement pour ne pas marcher sur les terriers des macareux !

En une semaine nous avons fait plusieurs fois le tour de l’île. Franchement il suffit de se poser pour en prendre plein les yeux, les paysages sont magnifiques.

Tantôt on traverse des zones herbeuses aux formes arrondies.

Tantôt on croise des pics rocheux et on longe des falaises qui plongent dans la mer et là mieux vaut ne pas avoir vertige…..

Cependant je dois avouer que j’ai quelques sites favoris sur l’île de Skokholm.

Le premier c’est Crab bay. Comment pourrait-on ne pas aimer ce lieu.  C’est le paradis des macareux. Ici ils sont bien plus familiers que partout ailleurs sur l’île.

Certains n’hésitent pas à venir vous voir très près et même vous tirer le bas du pantalon !

Skokholm macareux moine

Le second c’est the neck Là il y a encore beaucoup de macareux mais c’est aussi un bon spot pour observer les pingouins torda.

Skokholm pingouin torda

Ou encore les guillemots de Troïl

Skokholm Guillemot de troïl

Skokholm Guillemot de troïl

Le troisième c’est Howard ‘s end  c’est un endroit fabuleux lorsque le vent souffle fort. Les pingouin torda y on alors une activité très intense.

La mer est déchaînée et les vagues se fracassent sur les falaises.

skokholm tempête

Le fulmar boréal en profite pour jouer dans le vent.

Skokholm fulmar boréal

Mais il ne faut pas hésiter à se promener partout sur l’île car il y a beaucoup d’autres oiseaux comme ce crave à bec rouge

skokholm crave à bec rouge

Ou encore les juvéniles de goéland

Skokholm goéland juvénile

Et ceux de l’huîtrier pie

Skokholm huîtrier pie

Sur skokholm il y a également quelques mammifères comme les phoques bien sûr.

Skokholm phoque

Skokholm phoque

Mais il y a aussi de drôles de lapins

Autres activités

Régulièrement Richard ou les bénévoles proposent des activités à faire en groupe.

Il y a la visite guidée de l’île, avec observations des oiseaux et visite du phare.

Skokholm visite de l'île

Ou encore une animation sur les papillons de nuits. Là c’est Ishbel qui gère l’atelier, elle vient d’obtenir un  diplôme dans de domaine.

Richard nous a aussi emmené la nuit observer les océanites tempêtes grâce à une caméra infra rouge.

Il y avait également un atelier dessin pour apprendre à dessiner les macareux.

La dernière activité à ne surtout pas manquer c’est le débriefing qui a lieu chaque soir au foyer.

skokholm le débriefing

Chacun transmet ses informations sur les observations de la journée. C’est un moment de partage. Au début nous avons eu beaucoup de mal à suivre car nous ne connaissons pas le nom des oiseaux en anglais, alors je ne vous dit pas le soir où Richard a fait le débriefing en Gallois ! Heureusement Jenny parle assez bien le français et elle nous a beaucoup aidé.

Nick est un chercheur qui travaille sur enregistrement des chants des oiseaux. Il tente de démontrer que chaque individu a des variations de chant qui lui sont propre et que les oiseaux échangent des informations par le chant. il nous a fait écouter certains de ses enregistrement c’était très instructif !

Skokholm Nick

Nous avons passé d’excellents moments et piqué de grands fou rires!

Conclusion

Cette semaine était riche en tout point. Nous avons rencontré un groupe génial.Tout le monde était vraiment très sympathique.

Merci à Richard, Gisèle, Jenny, Nick et Ishbel pour votre accueil.

 

Skokholm Richard

Richard

 Jenny - Ishbel - Gisele

Jenny – Ishbel – Gisele

 

Merci à tous les autres membres du groupe ( Ian, Chris,Barbara, Mary , Jeremy….) et une mention spéciale à Kath pour, le délicieux rice pudding, sa bonne humeur et son rire communicatif !

Thank you all, you are great

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As promised, here’s the crème brûlée recipe (for 5-6 people)

skokholm crème brûlée

Ingredients :

50 cl whole liquid cream
100 g of sugar
6 egg yolks
6 tbsp brown sugar
1 vanilla bean
ramekins and cooking torch…

Cut the vanilla bean in half to extract the seeds
Heat cream over low heat with pods and let steep
Beat vigorously the yolks and sugar + vanilla seeds to obtain a sparkling mixture
Gradually pour the warm and filtered cream over the yellow/sugar mixture, mixing continuously
Preheat oven to 160°C
Place the cream in the ramekins, and cook in a bain marie 30 to 35 minutes, the cream should shake like a flan
Get out of the oven, put the creams in the fridge 4 hours minimum
Pour a layer of sugar on top and allow to caramelize with your torch.
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Je pourrai vous parler encore de ce séjour pendant des heures.

Alors si vous avez des questions n’hésitez pas à me mettre un message dans les commentaires ou utilisez le formulaire de contact.

Dans deux semaine je publierai un nouvel article exclusivement dédié aux macareux .

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Les oiseaux du marais d’Ault

Les oiseaux du marais d’Ault

Les oiseaux du marais d’Ault sont assez nombreux.

Dans le marais, il y a différents biotopes. On y trouve des mares, des zones dunaires et praires, des roselières ou encore des landes avec ajoncs.

Et, chacun de ces espaces est un lieu privilégié pour différentes espèces d’oiseaux.

Les oiseaux des roselières

Les roseaux, c’est l’endroit rêvé pour se cacher. Les oiseaux l’ont bien compris ! Il n’est donc pas nécessaire de faire beaucoup de chemin pour en observer.

Dans les roseaux, l’Homme circule très difficilement. Alors, c’est dans cette zone de quiétude que les oiseaux font leur nid. Là, ils sont aussi plus à l’abri des autres prédateurs et disposent de toute la nourriture nécessaire.

N’allez pas croire que seuls les petits passereaux fréquentent les roselières. Car même si c’est le lieu idéal pour voir le bruant des roseaux ou le phragmite des joncs, c’est aussi là que j’ai vu le butor étoilé ou encore le busard des roseaux.

Le Phragmite monte le long des roseaux dès les premiers rayons du soleil.

Oiseaux - Phragmite des joncs

En période de reproduction, les parades s’enchaînent et donnent lieu à des envolées au dessus des roseaux.

Oiseau - phragmite en, vol

Le Bruant des roseaux est lui aussi très présent. Il est cependant un peu plus discret que le phragmite.

OIseaux - bruant des roseaux

La Gorge bleue est un passereau qui est plus facile à observer pendant la saison des amours. Car son chant caractéristique facilite grandement son repérage. La Gorge bleue fréquente les roselières mais aime aussi les buissons qui se trouvent en bordure. Il n’est donc pas rare de la voir perchée tout en haut d’un arbuste.

oideaux- gorge bleue

Le Busard des roseaux est le maître des lieux. Il utilise les roseaux pour construire son nid. Mais c’est surtout un des prédateurs pour les autres oiseaux des roselières. Cependant, la grande envergure du busard est un handicap pour se faufiler au cœur des roseaux. Aussi préfère t-il guetter les jeunes imprudents qui s’aventurent dans les zones ouvertes.

L’anecdote du butor étoilé 

Le Butor étoilé pour ceux qui s’intéressent aux roselières c’est comme un mythe. On s’en approche on l’entend parfois mais on le voit rarement.

En effet il est tellement mimétique qu’il est difficile à trouver. Mais sur ce site il est présent, je le sais. Car, l’an dernier un Butor est sorti  des roseaux à quelques mètres d’un ami photographe. Mais ce dernier surpris, n’a malheureusement pas réussi à le prendre en photo.

Ce jour, nous sommes 3 photographes. Après le repas nous partons chacun de notre côté.

Régis s’installe en bordure de la roselière et moi je vais plus loin sur les mares. Le soleil cogne fort et au bout d’ 1h30 je décide de retourner à la voiture récupérer ma bouteille d’eau. J’arrive non loin de l’endroit où Régis est installé. Pour ne pas le déranger, je vérifie au téléobjectif avant d’avancer s’il est en pleine séance photo. En fait, avec la chaleur et après le repas, Régis est plutôt en train d’émerger d’une bonne petite sieste ! Je vais donc pouvoir aller le rejoindre et le charrier un peu. J’avance et là le Butor décolle sur ma droite, je cris « Oh ! le Butor ! » (Façon De Funès, enfin ça c’est Régis qui le dis !) Régis encore à moitié endormi répond « le Busard? » Moi, « mais non, le Butor!, Régis tu dormais à côté du Butor ! » Bref notre ami le Butor, lui n’a pas attendu, il vole au dessus des roseaux pour aller se poser dans la roselière d’à côté!

Le Butor devait être en bordure des roseaux, je ne l’avais pas repéré mais lui oui. Ce n’est pas encore cette fois que j’aurai une photo, mais je l’ai vu. C’est certain l’an prochain, nous serons plus attentif si nous retournons sur ce secteur !

Les oiseaux sur les mares

C’est sans doute l’endroit où la diversité d’oiseaux est la plus grande.

On y trouve des échassiers comme le Héron cendré, les Aigrettes ou encore l’Echasse blanche.

oiseaux - Echasse blanche

On y trouve aussi toute sortes de limicoles comme le Chevalier gambette

oiseaux - Chevalier gambette

Le Chevalier guignette

Chevalier guignette

Le Courlis corlieu

oiseaux- courlis corlieu

Mais d’autres oiseaux occupent aussi l’espace :

La Sarcelle d’été

Sarcelle d'été

La Sterne caugek

oiseau - sterne caugek

Le Vanneau huppé reconnaissable à son cri métallique, profite des mares pour prendre son bain.

Oiseaux - vanneau huppé

Les cygnes sont également très présents, les îlots ou les rives des mares sont propices pour y faire les nids.

oiseaux -cygne tuberculé

Parfois un Cygne noir (espèce introduite) est  de passage.

oiseaux - cygne noir

Les oiseaux des buissons

Au milieu des ajoncs, des genêts, des épines et des ronces se cache une multitude d’oiseaux.

Au printemps c’est le début de la  nidification. Alors, l’activité est intense. C’est un va et vient perpétuel.

L’accenteur donne la voix du haut de son arbuste.

oiseaux- accenteur mouché

Dame Tarier pâtre sur une ronce guette les insectes.

OIseaux -Taier pâtre femelle

La fauvette grisette n’est pas en reste.

Oiseaux - Fauvette grisette

La linotte mélodieuse passe la majorité de son temps au sol pour se nourrir. De couleur assez terne, c’est un oiseau qu’on ne remarque pas. Mais, en période de reproduction le front et la poitrine du mâle se parent d’un beau rouge vif qui s’intensifie au fil de la saison. Ce qui rend l’oiseau beaucoup plus visible.

oiseaux - linotte mélodieuse

Le coucou gris est un parasite. Il profite des nids construits par les autres oiseaux et vient y déposer ses œufs. Il repère un nid avec une ponte récente, retire un des œufs présent et y dépose le sien à la place. Ainsi il laisse aux autres parents le soin d’élever ses petits ! A sa naissance, le jeune coucou éjecte du nid les autres oeufs ou oisillons.

Pour les parents adoptifs, souvent beaucoup plus petits, nourrir un tel jeune demande un travail considérable !

OIseaux- coucou gris

Les Oiseaux des zones sableuses

Ici les oiseaux se partagent le territoire avec les nombreux lapins présents dans le hâble.

Le plus courant c’est le traquet motteux. L’oiseau de prime abord est plutôt farouche. Mais si on s’allonge au sol, sans bouger, c’est lui qui finit par s’approcher.

oiseaux - Traquet motteux

Le Pipit, ou encore l’Alouette sont aussi présents.

Alouette des champs

 

Il serait bien trop long de vous faire un compte rendu exhaustif des espèces rencontrées. Car, j’en ai comptabilisé 63  et je suis loin d’être une spécialiste en la matière.

Le hâble d’Ault, n’est pas une exception. Tous les marais sont des zones d’une grande richesse.Alors si vous avez un marais près de chez-vous, n’hésitez pas à aller y faire un tour. Car vous y ferez de belles rencontres !

Si vous voulez lire les autres articles que j’ai écrits sur la baie de Somme c’est ici ou encore

Album  gamme pro chez SAAL DIGITAL

Album gamme pro chez SAAL DIGITAL

Il y a quelques semaines le site SAAL digital faisait la promotion pour sa toute nouvelle gamme pro appelée « Professionnal line »

J’ai déjà testé plusieurs produits de cette marque, vous pouvez retrouver ces tests ici  et

Suite à une publicité de l’éditeur j’ai posé ma candidature et  j’ai rapidement obtenu un bon d’achat d’une valeur de 60€ afin d’évaluer cette nouvelle gamme pro.

Album photo gamme pro

Critères de choix

1- Format et pages

L’album photo dans sa gamme pro se démarque par plusieurs critères.

Il n’y a pas de logo de l’éditeur ni de code barre sur le produit.

De nombreuses options pour la couverture sont proposées, simili cuir avec couleur et textures variées ou plus original une couverture acrylique. Mais l’originalité se paye et il faudra ajouter 5€ au prix de base du produit qui frôle les 60€. (59.95€)

60€ c’est donc le tarif de base pour un album photo en format  carré 21cm X 21cm avec 26 pages.

Personnellement je trouve ce format un peu petit. Bien sûr, on peut choisir un format 30X30 mais là encore le prix augmente considérablement et vous coutera 84.95€ avec 26 pages. De même si vous optez pour le format 30X40 (qui est le format que j’utilise habituellement) le prix s’envole à 134.95€ les 26 pages !

Là je dois dire que je tousse un peu! Je choisi donc de rester dans le format carré 21X21 mais de doubler le nombre de page pour passer de  26 à 52. Le coût théorique de l’album choisi est donc de 75.55€, avec couverture en simili cuir.

2 – Le papier

Un critère important pour faire imprimer un album c’est la qualité du papier.

Là les informations ne sont pas satisfaisantes. Il y a certes le choix entre 4 types de papier, papier photo mat ou brillant ou encore papier d’impression. J’aurai aimé en savoir plus sur la qualité du papier, connaître le grammage etc.

Sans ces informations j’ai fait un choix par défaut sur du papier d’impression mat.

La création de l’album pro

Il faut juste télécharger un petit module et ensuite toute la création se fait en ligne.

Il est possible d’utiliser la mise en page automatique ou de tout faire en manuelle et d’ajuster sa mise en page en fonction du format des photos sélectionnées.

L’outil de création est très ergonomique. Je n’ai rencontré aucune difficulté, c’est un bon point.

La commande

Une fois l’album terminé, il n’y a plus qu’à le glisser dans le panier de commande. Là, une ultime vérification est lancée via le logiciel.

Si des défauts de calage de texte ou d’images sont repérés, le panier ne peut pas être validé et chaque erreur est identifiée clairement.

Il faudra donc les corriger avant de valider la commande. Là aussi c’est un bon point.

Pour accompagner l’album, le site propose en option un beau coffret au prix de 40€ … Je sais que nous somme sur une gamme pro mais là aussi je trouve le surcoût vraiment important. Je ne vais donc pas prendre cette option.

La commande est lancée. Frais de port compris, le prix de cet album est de 80.5€. Mais, avec mon bon de réduction de 60€ le prix redescend à 20.5€.

La livraison

J’ai passé commande le 3 mai, la livraison est annoncée pour le 13 mai. Soit, 10 jours après la commande. Ce n’est pas si long que ça car, dans ces 10 jours il y a 2 WE et 1 jour férié. Donc au final le délai réel est de 5 jours ouvrés !

Finalement le colis est arrivé le 10 mai donc plus tôt que prévu !

L’emballage est soigné. L’album est dans une pochette en mousse avec des cartons de protections à chaque coin. Le tout est dans une pochette carton bien épaisse.

emballage de l'album gamme pro

La qualité de l’album gamme pro

Une fois le produit déballé, l’album gamme pro se dévoile.

Album gamme pro la couverture

Finalement le format fait moins petit que ce que j’ imaginais et l ‘album se manipule bien. La couverture est conforme à ce que j’attendais et sa texture est agréable au toucher;

Ouverture du produit et  déception, il n’y a pas de page de garde. La première page est collée directement sur l ‘intérieur de la couverture !

gamme pro pas de page de garde

J’avais déjà soulevé ce défaut lors du test sur l’album standard et  j’avais espéré que sur la gamme pro il serait résolu. Mais il n’en est rien c’est décevant.

Notez comme la sur-épaisseur (replis de la couverture) est bien visible et cela choque encore plus quand c’est une photo qui est imprimée.

C’est le cas pour  mon album la dernière page elle aussi est  collée sur la couverture !

gamme pro pas de page de garde

Le papier choisi par défaut est assez épais, mais je suis toujours incapable de vous donner le grammage ou autres précisions.

Les couleurs sont assez fidèles mais sur certaines photos j’ai du mal à retrouver le piqué de la photo d’origine.

Photos que j’ai déjà tiré par ailleurs et en plus grand format et dont je suis certaine de la qualité. Mais d’autres photos ont elles un très bon rendu.

Cela enlève de l’homogénéité à l’album.

Pour un album de gamme pro j’espérais un peu mieux.

Le point positif c’est l’ouverture à plat qui permet de mettre une photo étalée sur 2 pages.

gamme pro ouverture à plat

En conclusion

Le prix de cet album  de gamme pro est de 75.55€.

Franchement je suis un peu déçue et je trouve que le rapport qualité/prix n’est pas au rendez-vous.

Car à ce tarif là, on peut s’offrir un très beau livre en librairie. Alors même si là c’est un tirage unique, je trouve le prix trop élevé !

J’ai déjà fait des albums chez un autre éditeur. Je profite des promotions à 50% pour éditer des albums en format A3 (30X40).

J’ai en général un papier qualité photo en 300g et une cinquantaine de page, le prix me revient à 54€.

Et là je me retrouve en terme de qualité / prix et format.

Voici la comparatif entre ces deux albums, notez que sur le premier la première page n’est pas collée à la couverture !

comparatif gamme pro

Autant je vous recommande les tirages Didon chez Saal digital autant là pour l’album gamme pro, je dirai passez votre chemin ou choisissez la gamme en dessous.

J’espère que les tests des différents internautes vont permettre au produit d’évoluer dans le bon sens… et par pitié Saal digital,  ajoutez une page de garde !!

Les collimateurs me jouent des tours

Les collimateurs me jouent des tours

Les collimateurs, vous savez ce sont ces petits carrés visibles dans le viseur et avec lesquels on définit la zone de mise au point.

Et bien cette semaine, il m’est arrivé une mésaventure à propos des collimateurs…

Bon avant tout voici la photo que j’ai faite ce mardi soir (26 mars 2019)

chevreuil mauvais collimateur

Cette photo a une histoire, alors suivez moi dans les coulisses…..

Dans les coulisses

J’ai passé le WE sur Paris pour assister à une masterclass présentée par Didier et Teddy Bracard. Autant vous dire qu’après ça on est motivé  à bloc et je  n’ai qu’une envie aller sur le terrain faire des photos !

Il est 18h45, je n’ai pas beaucoup de temps mais je vais quand même aller faire un tour dans le bocage.

Je rentre dans un champ très fréquenté par les chevreuils mais ce soir il est vide. je veux le traverser pour aller voir si la parcelle suivante est occupée.

J’avance et arrivée au milieu, je jette par habitude un oeil sur ma droite dans le champ en contre bas. Je me fige, il y a un chevreuil. Quand je suis arrivée en voiture il y a 5 minutes il n’y avait rien.

J’espère qu’il ne m’a pas vue, je recule et décide rebrousser chemin pour rejoindre ce chevreuil.

Je n’ai pas le temps de m’attarder à ma voiture pour récupérer le trépied et le filet de camouflage.

J’avance le plus discrètement possible jusqu’à l’entrée du champ, ouf, le chevreuil est toujours là.

Je pose mon sas à dos, je m’allonge au sol. Puis, je fais  rouler doucement mon sac devant moi et je rampe pour avoir une vue dégagée sur le chevreuil.

Je prend le boitier et j ‘observe le sujet au téléobjectif.

C’est un beau brocard et qui plus est encore en velours!

Chevreuil au bord de la route - collimateurs

Certes il est mal placé, derrière lui j’ai la quatre voie et un panneau publicitaire. Je fais quand même une photo vite fait sans trop faire de réglage

Le chevreuil s’avance doucement et là je recadre. Il s’est déplacé l’arrière plan est bien meilleur.

Et là patatras 

Je veux changer le collimateur de place pour ajuster ma mise au point et là rien ne se passe!

Le collimateur reste désespérément en bas à droite dans le viseur.

Zut qu’est ce qui se passe? J’éteins et je rallume le boitier mais rien n’y fait, le collimateur est toujours bloqué. Je peste, tout se bouscule dans ma tête, mais il me fait quoi ce boîtier non d’une pipe !

Je fais quand même une 2ème  photo.

Chevreuil mauvais collimateurs

Le chevreuil reprend sa route et s’avance vers moi, zut zut zut.

Il faut que je trouve une solution, j’augmente les iso, je ferme un peu plus pour gagner en profondeur de champ, je sous expose de -0.3 pour gagner en vitesse et j’augmente mon nombre de collimateurs actifs sur le capteur.

C’est tout ce que je peux faire à l’arrache !

Heureusement pour moi le chevreuil est dans un plan presque parallèle à mon plan optique.

chevreuil mauvais collimateurs

Le chevreuil est très proche, pas question d’aller bidouiller dans le boitier. Il a capté ma présence mais je suis allongée au sol et pour le moment il ne m’identifie pas à un danger.

il broute tout en regardant régulièrement dans ma direction

chevreuil, mauvais collimateur

chevreuil mauvais collimateurs

Puis subitement il détale.

je ne comprends pas pourquoi, je me relève doucement et dans le chemin je vois arriver deux joggers . (au passage je crois que je leur ai fait un peu peur avec ma tenue de camouflage hihi)

Bon il est temps de regarder pourquoi je ne peux pas bouger mes collimateurs. Je regarde le boitier et là j’ai envie de me donner des claques !!

C’est juste le bouton de sélection des collimateurs qui est en position de verrouillage, verrouillage qui sert à bloquer exprès le collimateur sur une position déterminée!

Bref ce n’est pas le boitier qui déconne c’est la photographe !

En conclusion

Dans la précipitation je n’ai pas pensé à vérifier ce paramètre. Comme quoi il faut vraiment bien connaître son matériel.  Car, faute d’utiliser certains réglages régulièrement, on finit par ne plus avoir les automatismes.

Bon finalement je ne m’en suis pas si mal sortie mais j’aurai pu faire mieux si j’avais percuté avant !

Si je partage cette histoire avec vous c’est parce qu’il est certain qu’on apprend de ses propres erreurs mais c’ est également vrai qu’on apprend de celles des autres.

Alors j’espère que cette mésaventure sera utile à d’autres que moi.

Et vous, vous avez déjà été confrontés à ce type d’erreur? Si oui n’hésitez pas en partager votre expérience dans les commentaires.

Dans le Massif du Jura avec Fabien GREBAN et Grégory POL

Dans le Massif du Jura avec Fabien GREBAN et Grégory POL

Le massif du jura est un endroit magique.

Ce vaste terrain de jeu c’est celui de Fabien Gréban. Fabien est un excellent photographe, mais avant tout c’est un passionné qui connait parfaitement son terrain.

Au travers de ses stages Fabien nous fait découvrir sa région et partage son expérience photographique. Alors si vous souhaitez parfaire vos connaissances sur l’approche des animaux vous êtes au bon endroit.

Le choix de la saison

C’est la 4 ème fois que je viens chez Fabien. Et oui, on y est tellement bien qu’on en redemande ! Si vous le souhaitez vous pouvez retrouver un de mes précédents articles sur ce sujet ici.

Mais quelle est donc la meilleure saison pour venir un stage dans le massif du Jura?

Eh bien je dirai que tout dépend de votre intention photographique. Il faut donc se poser plusieurs questions. Et la principale c’est quel sujet je souhaite photographier. Car si votre choix se porte sur le blaireau, mieux vaut prendre la période où il est le plus actif et où les journées sont longues. Dans ce cas il faudra venir en été et non pas l’hiver avec 40 cm de neige ! Et si vous avez un doute en fonction du sujet choisi, demandez à Fabien, il vous conseillera parfaitement !

Cette année je veux photographier le renard et l’hermine, mais je les veux dans des paysages enneigés. C’est donc en plein hiver que je programme mon stage.

Grégory Pol a également une démarche photographique particulière. Il a besoin de photo d’hermine pour les intégrer à son futur livre qui paraîtra en avril. Comme c’est un ami, nous avons partagé ce stage.

Je voulais de la neige, nous avons été comblés. Les paysages dans le massif du Jura sont splendides, je ne m’en lasse pas !

massif du jura- sous le soleil

Massif du Jura - près du chateau de joux

massif du Jura - sur les hauteurs de Joux

Massif du jura, la combe aux deux soleils

Pour hébergement pendant notre séjour nous avons choisi le Gîte  » 3 pas dans l’herbe«  à Nods je vous le recommande vivement , le cadre et l’accueil sont top !!

Et dans le village de Nods il y a une petite épicerie avec tous les bons produits locaux, allez y faire vos courses !

Les rencontres dans le massif du Jura

L’hermine

L’hermine est un tout petit mammifère, elle mesure environ 25 cm de long et ne pèse que 200 à 400 gramme. Comme elle se nourrit principalement de campagnol, elle doit être svelte pour parcourir leur galerie sous terre. Pour repérer l’hermine il faut savoir reconnaître ses traces.

Repérage et consignes

massif du jura- traces d'hermines

Massif du Jura - traces d'hermine

La terre est fraîchement remuée car l’hermine a agrandit un trou pour accéder aux galeries des campagnols. Notez que plus les traces sont dispersées, plus l’hermine se déplace. Alors il vaut mieux privilégier les zones où les empreintes sont groupées. Cela augmente les chances d’observer l’hermine.

Pendant 3 jours, chaque matin, nous sommes allés à sa rencontre. Nous sommes sur site avant le lever du jour. Sur les consignes de Fabien, nous nous préparons pour un affût couché. Fabien nous positionne à une quinzaine de mètres de la zone d’activité de l’hermine. Allongés sur nos tapis de sol, le boitier sur le trépied, l’attente commence. Et cette attente peut-être longue, elle met le dos et les cervicales à rude épreuve. Alors comme il faut malgré tout rester vigilent, à tour de rôle nous nous accordons des petits moments de pause. Se tourner doucement sur le côté, ou encore s’enfouir la tête dans les bras, face contre terre permet de tenir.

Les conditions climatiques sont également à prendre en compte dans l’affût. Car nous avons eu une matinée de pluie, mêlée à de la neige fondue. Heureusement que nous avions des vêtements étanches et que nos boîtiers étaient équipés de housse de pluie ! De même, le dernier jour le temps était limpide, mais le froid mordant. Et, rester 2h sans bouger par  – 12°C n’est pas des plus facile. Rapidement on ne sent plus ses pieds ni ses doigts. Alors, quand dame hermine fait son apparition, il est difficile de faire fonctionner son boitier !

L’observation

L’ hermine est prudente, elle commence par pointer discrètement le bout de son museau.

massif du Jura- hermine

Un conseil, ne la perdez pas de vue! Elle est d’une agilité et d’une rapidité incroyable. Sous terre comme elle se déplace dans les galeries des campagnols, elle dispose d’un vaste réseau. Elle peut ressortir 10 cm à côté comme 5 m plus loin. Il ne faut donc pas rester l’œil rivé à son boitier!

Massif du Jura Hermine

Hermine - Massif du Jura

Hermine - Massif du Jura

Tiens, voilà une drôle d’hermine…..

Une fois en confiance elle se déplace en surface et bien souvent elle se livre à cette occasion à des cabrioles les plus folles !

Bon l’hermine a terminé son show, nous scrutons la prairie pour voir si elle va ressortir mais non. Il nous faut plier bagage….

sur le site de l'hermine - massif du Jura

C’est maintenant l’heure de rejoindre le site d’observation du renard….

Le renard

Dans le massif du Jura, la population de renard est encore bien présente. C’est en partie grâce aux actions menées par « Le Collectif Renard grand Est » . Ainsi, petit à petit les mentalités évoluent et certains agriculteurs prennent aussi la défense du renard.

Le renard c’est un animal que Fabien connait bien et il est capable de localiser bon nombre de terrier sur son territoire. Et ce, bien mieux que la station essence la plus proche quand le réservoir de la voiture est presque vide, pas vrai Fabien   😉  !

Pour se poster il nous faut crapahuter un peu dans la neige. Là, J’avoue, je suis bien moins aguerrie que mes « petits camarades ». Et ils n’ont aucune difficulté à me distancer. Mais bon prince, Greg ralentit. Comme ça j’ai un peu moins l’impression d’être à la ramasse !

Nous arrivons au sommet d’une magnifique combe. C’est un paysage typique du massif du Jura. Été comme hiver il est très agréable de se promener, de combe en combe.

La combe des renards - Massif du Jura

C’est la saison du rut alors les renards sont assez actifs et ce dès 13h. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il y a de nombreuses traces de passage.

Alors il n’y a pas de temps à perdre. Donc, chacun organise son affût à la lisière du bois.

l’affût

L’attente commence….

Et pour une fois elle est de courte durée. En effet moins de 30 minutes après notre installation, un renard apparaît !

Renard - Massif du jura

Lentement il approche vers nous. Son pelage roux est sublimé par la blancheur de la neige et cette vision et féerique !

Ce renard est superbe, j’ai rarement vu une fourrure aussi épaisse. Mais il faut dire qu’ici les températures sont bien plus froides qu’en Normandie.

Il se promène, mais que fait-il au juste? Tantôt assis tantôt debout il écoute et regarde autour de lui. Attend-il un congénère?

Il regarde ensuite dans notre direction, je ne sais pas s’il nous a capté. Pourtant nous n’avons pas bougé mais renard à l’ouïe fine.

Il a peut-être entendu les déclenchements de nos boîtiers.

Renard - massif du Jura

Alors il s’éloigne. Mais sans affolement, juste prudent, il restera plus loin dans la combe pendant plus d’une demi heure.

Malheureusement le beau temps n’attire pas que les renards et le reste de l’après midi sera perturbé par des promeneurs en raquette.

L’un d’eux traverse la prairie en plein milieu, arrivé au niveau d’un bosquet il fait fuir un renard qui sortait sans doute de son terrier.

Le dérangement est fortuit mais, l’individu ne s’arrête pas là. Il va fouiller avec ses bâtons dans le terrier !

promeneur raquette- massif du Jura

Ce comportement est beaucoup plus critiquable. D’autant, que 2 jours plus tard, il recommence. Et cette fois, sciemment il jette des boules de neiges dans le terrier.

Hum, le site semble bien compromis, j’espère que tout va vite redevenir calme car cet endroit est un très beau spot et les renards méritent d’y évoluer en paix.

Ce jour là pour notre part nous avons quand même croisé un joli renard qui faisait la sieste au soleil……

Épilogue

Au vu du dérangement, Fabien nous fait quitter le site un peu plus tôt que prévu. Nous terminons la fin d’après midi à tourner en voiture à la recherche d’autres renard mais sans succès.

Nous en profitons pour admirer les beaux paysages que nous offre le massif du Jura.

Les 3 jours de stage sont passés trop vite. Mais, nous avons passé de bons moments entre amis et en compagnie des animaux.

Alors le rendez-vous est pris pour l’an prochain, toujours dans la neige. Et pour patienter, nous avons dans les boîtiers et les têtes tout plein de belles images …..

 

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