Sélectionner une page

Un passage à vide dans notre activité photographique est sans doute incontournable.

Le désert ou presque

En cette fin de printemps, les animaux se font rares. Pourtant j’ai la chance d’être dans une région assez riche. Je peux alterner les spots en bord de mer, dans le bocage ou les marais.

Les oiseaux marins migrateurs sont repartis pour la plupart. Les chevreuils sont en période de mise bas et restent bien cachés dans les herbes hautes. La période des foins n’a pas encore commencé donc je peine à apercevoir le renard…..

Nouveau projet photographique

Mais, fin mai début juin, les journées sont longues. Il y a un sujet que je rêve de photographier depuis environ 2 ans. C’est le blaireau ! J’ai la connaissance de 3 terriers.

Un est dans un bois très dense, les signes d’activité sont bien présents, la terre est remuée à l’entrée de plusieurs gueules de terriers. Mais malheureusement, la lumière ne pénètre pas bien à 18h30 il fait quasiment nuit. Je suis donc contrainte de renoncer à ce site.

Le 2ème spot est en bordure d’une piste cyclable. les gueules de terriers sont visibles dans le talus. Je repère les traces de passage, la terre est un peu remuée, il y a des zones de glissades etc…Je me poste à l’affût en fin de journée, à bon vent……rien rien rien, aucune activité. Pourtant j’ai persisté jusqu’à la nuit. De l’autre côté du talus il y a un champ qui est en culture. Les blaireaux sortent -ils de l’autre côté. Pour le savoir il faudra attendre la moisson…

Le 3ème spot quant à lui est aussi en sous bois. Mais, cette fois la zone est plus dégagée. Toutefois, l’activité y semble plus faible. J’arrive sur site vers 18h. Comme les terriers sont exposés à l’ouest, j’ai une lumière magnifique vers 21h, 21h15.

belle lumière sur la blaireautière

Mais toujours aucune trace des blaireaux. A 21h30 il fait trop sombre, c’est encore raté !

Passage à vide mais….

Un passage à vide de 2 -3 semaines, c’est peu mais ça semble une éternité quand on a été habitué aux belles rencontres. Je me raisonne, je laisse les blaireaux de côté pour le moment.

Je retourne vers mes spots habituels, il y a un champ que je surveille tout particulièrement. Car, très régulièrement il est fréquenté par les chevreuils, les lièvres et même des sangliers. il n’est pas rare d’y voir aussi des buses. Aussi, chaque soir après le boulot je passe devant le champ en espérant qu’il soit fauché.

Vendredi soir, il fait chaud, je roule donc fenêtres ouvertes sur le chemin qui mène au champ. Soudain, une délicieuse odeur me parvient, l’odeur de l’herbe coupée !

Yes ! Il faut se garer le plus discrètement possible. Il ne reste plus qu’à enfiler la tenue de camouflage et prendre le boitier !

J’entre dans le champ en prenant soin de vérifier le sens du vent et de bien rester dans l’ombre de la haie. Tout est calme pas la moindre présence, je vais pouvoir avancer et me trouver une cachette. Je progresse doucement et j’observe la partie basse du champ au loin, rien. Un quart de tour et là me voilà face à face avec un renard qui d’entrer dans le champ. Je me fige, lui aussi ! Doucement je m’accroupi, il hésite, puis fais demi tour, je m’allonge au sol, il s’est éloigné mais pas trop, je devine la pointe de ses oreilles dans l’herbe. Au bout de 2 minutes je me relève doucement, goupil a disparu ! Zut!

Je fais demi tour pour retourner à l’entrée du champ.

La récompense

Je jette un œil vers le bas du champ et là surprise je vois mon renard 100 m plus bas tranquillement assis au soleil. Il faut donc croire que je ne l’ai pas traumatisé plus que ça !

En bas du champ il y a une brèche dans la haie, donc si je prends le chemin je vais pouvoir de nouveau rentrer discrètement dans le champ et m’approcher de mon renard. En chemin je croise un joli lièvre, la chance me sourit de nouveau mais je ne veux pas m’attarder pour ne pas manquer le renard.

Goupil est toujours là en pleine activité de chasse !

Je me régale, l’herbe coupée vient compléter mon camouflage et le renard s’approchera de moi à plusieurs reprises.

Voici quelques uns de ces moments que le goupil a bien voulu m’accorder au cours des 2 heures que j’ai passées avec lui.

le saut du renard

le saut du renard

 

4 mulots dans la gueule, qui peut encore dire après ça que le renard n'est pas utile !

4 mulots dans la gueule, qui peut encore dire après ça que le renard n’est pas utile !

 

le renard arrive vers moi, à pas de loup !

le renard arrive vers moi, à pas de loup !

 

Après cette séance de chasse, un petit repos au soleil bien mérité

Un petit repos au soleil bien mérité.

 

Après une telle séance, le passage à vide est vite oublié et je suis plus motivée que jamais ! Alors si vous aussi vous connaissez un petit passage à vide, ne vous découragez pas, la nature saura toujours vous récompenser !

 

 

 

 

 

 

error: Hey ! Ce contenu est protégé :-)