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Progresser, c’est bien le but de tout photographe. Mais, le chemin peut parfois sembler long et laborieux. Cependant il faut se dire que cela fait partie de notre démarche photographique. Voilà pourquoi aujourd’hui, je vais vous parler de mon parcours et des étapes qui m’ont fait progresser en photographie.

Au début….

J’ai toujours aimé prendre des photos, mais j’ai vraiment commencé vers 2002 dans le domaine assez atypique de la photo sous-marine. Je me suis formée à la plongée dans la Manche. Beaucoup de personnes me demandaient ce que je pouvais bien voir au fond… Et oui, la Manche, ce n’est pas l’eau claire de la Méditerranée, mais, c’est très riche en espèces animales et végétales. Alors, la photo sous marine est pour moi le moyen de prouver que les plongées en Manche sont très belles!

Progresser en photo sous-marine  n’est pas simple. Il faut s’adapter au milieu et maîtriser la technique de plongée avant tout. Car quand il y a du courant, se stabiliser pour prendre une photo relève parfois du défit. Ensuite il y a le matériel, ne disposant pas de beaucoup de moyen, j’ai utilisé un petit boitier Canon compact  dans son caisson étanche. Comme en Manche,  l’eau est chargée de particules de plancton et que la visibilité peut-être réduite à moins d’un mètre, je me suis  contentée de faire de la macro et de la proxi et cela m’a suffit pendant pas mal d’années. Je pratiquais la photo dans un but naturaliste et mes quelques 500 plongées m’ont permis de rapporter quelques clichés bien sympathiques aussi bien dans la Manche que dans les mers chaudes.

Crevette Periclimenes - mer de la Manche - Cherbourg

Crevette Periclimenes – mer de la Manche – Cherbourg

 

Limace de mer - Antiopelle - mer de la Manche - Cherbourg

Limace de mer – Antiopelle – mer de la Manche – Cherbourg

 

Blennie gattorugine - mer de la Manche -Cherbourg

Blennie gattorugine – mer de la Manche -Cherbourg

 

Mais après…

Seulement voilà, pendant toutes ces années je suis restée en mode tout automatique. Mon APN, ne me permet pas de passer en mode manuel et de choisir  tous mes paramètres de prises de vue. Tout au plus, je choisi les modes macro, sous-marin et flash forcé. Mais pour le reste, c’est l’appareil qui décide.

Mon club de plongée organise un cours sur la photo.  On étudie le matériel et dès le début je suis frustrée. Le mien ne me permet pas  grand choix de réglage. Pendant le cours, j’entends  parler de focale, d’ouverture, d’iso, de profondeur de champ etc….Bref tout ça pour moi c’est du chinois. Concrètement cela signifie que je prends des photos, mais que je ne fais pas de photo, je n’y connais rien. Et moi, j’aime bien comprendre et je veux progresser !

Progresser, oui mais comment ?

Faire évoluer son matériel

J’ai tout d’abord acheté un nouvel APN qui m’a permis d’avoir de nouveaux modes, de passer en manuel et de photographier en RAW.  j’ai également ajouté un flash déporté. Je commencé à apprendre à jouer avec les paramètres d’ouverture et de vitesse. Je photographie désormais en Raw et non plus en jpeg et je commence à post-traiter un peu mes photos.

Les forums liés à la pratiques de la photo-sous marine sont aussi un bon moyen pour progresser ou au moins aiguiser son regard photographique avec les photos postées par d’autres photographes. C’est aussi en échangeant sur ces forums que j’ai vu une annonce sur la vente d’un petit réflex et de son caisson. C’est du matériel d’occasion qui malgré tout représente un investissement. Mais c’est plus en adéquation avec mon budget. Et puis il ne faut pas négliger le risque de noyade du matériel au cours d’une plongée. Mieux vaux donc être prudent et ne pas trop investir….Là avec cet achat je fais vraiment évoluer mon matériel.

Juin 2013, j’attends donc l’arrivée de mon Nikon D80 et de son caisson (me voilà devenue Nikoniste). En attendant, je plonge avec mon APN Canon G12. Mais au cours d’une plongée je me perce un tympan. La saison de plongée est finie pour moi et me voilà avec mon 1er boitier réflex qui arrive….

Bon il faut positiver, je décide de mettre à profit ce temps libre (plus de plongée) pour apprendre à me servir de mon matériel.

Se former pour progresser

Pour mon boitier, je décide d’ acheter deux objectifs. Un 18-105 qui va me permettre de faire du paysage et un 40mm macro que je vais dans un 1er temps utiliser pour faire de la macro « terrestre » mais qui à terme va me servir pour faire de la macro et de la proxi en photo sous-marine dès que je vais pouvoir replonger.

Maintenant, il me faut apprendre. Je décide de passer en mode tout manuel et je tente pleins de réglages. Je découvre pas mal de chose mais apprendre seul à ses limites. Un ami me conseille de visionner des tutos sur internet et me recommande le site de Blaise Fiedler  FOTOLOCO

Grâce aux vidéos de Blaise, j’apprends les bases et le vocabulaire de la photo, et petit à petit je commence à maîtriser la technique tout en apprivoisant mon matériel.

Au départ sur Fotoloco on trouvait plutôt des photographes qui pratiquent de la photo en studio. Mais moi cela ne me convient pas, j’ai besoin d’autre chose.

Trouver le domaine photographique qui me convient pour progresser

Ce que j’aime c’est être dehors, dans la nature. Donc après avoir fait mes premières armes sur les insectes et un peu de paysage je veux apprendre la photographie animalière.

progresser en macro grâce aux tutos sur Fotoloco

Les tutos sur Fotoloco m’ont permis de progresser en macro

 

C’est avec la formation « les ateliers du photographe animalier  » de Régis MOSCARDINI  que je me lance dans cette voie.  Je  dévore littéralement tous les cours. Sur les conseils de Régis, je choisi le sujet sur lequel je vais me concentrer : « le chevreuil » . Il faut apprendre à le connaître, savoir identifier les traces et indices de présence. Puis passer à l’observation et enfin à la photographie.

Ma progression photographique

Mon matériel

Revenons un instant au matériel que j’ai utilisé ces 4 dernières années.

J’ai bien sûr commencé avec mon D80 auquel j’ai associé un petit téléobjectif 55-300 Nikon (au passage je vous le déconseille) le l’ai vite remplacé par le 120-400 de sigma, mais mon D80 avait du mal à suivre. Donc j’ai investi dans le boîtier D7100 Nikon. Le couple D7100 et 120-400 sigma fonctionne bien pour démarrer. J’ai aussi acheté d’occasion un 300mm F4. Cet objectif me permettait de faire de l’animalier mais aussi de la proxi pour photographier les papillons. Malheureusement cet objectif m’a été volé et je n’ai pu le remplacer. Depuis un an je suis passée au boitier Nikon D500 avec le téléobjectif 200-500 f5.6, une configuration qui me satisfait pleinement.

C’est vrai que j’ai beaucoup fait évoluer mon matériel entre 2014 et 2017. Comme on le dit souvent ce n’est pas le matériel qui fait le photographe, mais il faut bien reconnaître que  partir avec du matériel de qualité est un bon point. De plus il est préférable de bien choisir son équipement pour ne pas être déçu et risquer de perdre trop d’argent en faisant évoluer trop souvent son matériel.

Mes photos

Mais revenons à nos moutons ou plus exactement à nos chevreuils. N’allez pas croire que dès le début j’ai réussi de très belles photos de chevreuil. Aujourd’hui j’ai dans ma photothèque entre 500 et 600 photos de chevreuils. Seulement avec le temps et l’expérience on devient beaucoup plus critique et si je fais le tri maintenant je pense que ne vais en conserver qu’ une cinquantaine! De même il y a fort à parier qu’un photographe chevronné en gardera encore bien moins….

C’est ce tri qui m’a conduit à écrire cet article car lorsque je me mets les clichés côte à côte je me rends plus compte du chemin parcouru. Et au fond c’est encourageant !

Voici donc une sélection pour illustrer tout ça :

2014

Progresser : au début, une de mes 1 ères photo de chevreuil : environnement pas esthétique, mal cadré, pas de piqué etc....

une de mes 1 ères photo de chevreuil : environnement pas esthétique, mal cadré, pas de piqué etc….

 

2015

progresser : un an plus tard, j'ai trouvé un meilleur spot, l'environnement est plus esthétique, je suis mieux cachée, les chevreuils s'approchent plus

un an plus tard, j’ai trouvé un meilleur spot, l’environnement est plus esthétique, je suis mieux cachée, les chevreuils s’approchent plus

 

2016

progresser : En 2016, je mets à profit la belle lumière dorée de la fin de journée

En 2016, je mets à profit la belle lumière dorée de la fin de journée

2017

progresser : En 2017, j'ose des ambiances plus feutrées

En 2017, j’ose des ambiances plus feutrées

 

progresser :je passe plus de temps à l'affût et j'observe les jeunes, toujours avec une profondeur de champ relativement faible (5.6) pour avoir un environnement fondu

je passe plus de temps à l’affût et j’observe les jeunes, toujours avec une profondeur de champ relativement faible (5.6) pour avoir un environnement fondu

2018

progresser : je recherche toujours les lumières, les ambiances qui vont me permettre de mettre mon sujet en valeur

je recherche toujours les lumières, les ambiances qui vont me permettre de mettre mon sujet en valeur

 

Je n’ai pas le sentiment d’avoir fait le tour de mon sujet. Et aujourd’hui j’ai envie de capter des ambiances, des attitudes, des lumières différentes et je sais que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir….

En conclusion

Bien sûr, le chevreuil n’est pas le seul sujet que j’aborde en photographie, mais il restera toujours un de mes préférés.

Pour progresser il ne faut pas négliger les stages photos  avec des professionnels ni, les expositions  qui  permettent à la fois de rencontrer, d’échanger avec d’autre photographes et aussi d’aiguiser son regard.

Et vous, vous en êtes où dans votre démarche photographique? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires. Je serai ravie d’échanger avec vous sur ce sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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